Dans la barre d’adresse, tout en haut (après http://), à la place de www.2mots.fr, essayez :
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www.deuxmots.fr
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Alors, comment se fait-ce ? Mmm ? Bon d’accord, seuls les débutants en internet joueront à se demander comment ça marche, mais n’empêche que je fus un jour débutant, tout fier de montrer ce tour de passe-passe sur la Toile, un peu à la manière de « regarde m’man, sans les mains ! »
Ca part d’un bon sentiment : offrir des conseils d’écriture en ligne. Chouette ! me dirais-je si j’étais à la recherche d’un tel service sur la Toile. Oui, mais attention, internaute enthousiaste ! Cet extrait de 55 mots contient 6 fautes.
La ponctuation est un des grands problèmes de beaucoup d’auteurs qui nous envoient des textes…!
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Elle est pourtant d’une importance vitale pour vos écrits. En effet, la ponctuation donne à votre texte un rythme et une vie. Le mieux est d’imaginer que tout vos textes doivent être lus en public, devant dix mille personnes!
Vous voulez la solution ? A vous de jouer en commentaires…
Pour vous mettre sur la voie, voici mon décompte des fautes dans cet extrait :
Style : 2
Vocabulaire : 1
ponctuation : 1
Orthographe : 1
Typographie : 1
Le crocodile qui parle avant de naître, et le chat qui sait dire qui va mourir…
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AFP – Jeudi 26 juillet, 16h33
PARIS (AFP) – Les bébés crocodiles appellent leur maman avant même de sortir de l’oeuf, ont découvert des biologistes au terme d’une étude réalisée à la Ferme aux crocodiles de Pierrelatte, a-t-on appris jeudi auprès de cet établissement animalier de la Drôme.
L’expérience a porté sur dix crocodiles du Nil, femelles dont les oeufs, pondus environ trois mois auparavant, avaient été placés dans des incubateurs.
Les chercheurs ont enregistré des cris de pré-éclosion dans l’incubateur, puis ont enfoui dans le sable un haut-parleur pour diffuser à la mi-juillet, au moment où les éclosions devenaient imminentes, deux séries de sons : les cris enregistrés et des bruits sans signification.
Sur les dix femelles testées, placées à proximité des appareils, huit ont immédiatement réagi aux cris de pré-éclosion et se sont mises à creuser le sable pendant les dix minutes de l’enregistrement, sans jamais prêter la moindre attention aux autres bruits. La neuvième femelle n’a répondu à aucun des deux signaux et la dixième a creusé dans les deux cas.
Même si un traitement précis des résultats reste à faire, « il apparaît clairement que les cris d’éclosion portent une réelle information induisant une réponse comportementale forte de la mère », résument dans un communiqué les scientifiques, une jeune doctorante de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, Amélie Verge, et son directeur de thèse, le professeur Nicolas Mathevon.
Une maman crocodile pond dix à trente oeufs dans le sable à un endroit précis. A Pierrelatte, on prélève généralement les oeufs afin de les placer en incubateur mais, malgré cela, les femelles restent à proximité de leur nid qu’elles défendent ardemment contre tout intrus.
AFP – Jeudi 26 juillet, 19h49
NEW YORK (AFP) – Quand les employés d’une maison de retraite de l’Etat américain de Rhode Island ont recueilli le petit chat Oscar, ils étaient loin d’imaginer que ce dernier leur indiquerait, avec une fiabilité jamais démentie, le prochain patient qui passerait de vie à trépas.
L’animal, âgé de deux ans, qui contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer n’est pas noir mais tigré et blanc, a été adopté par le personnel d’une unité de soins gériatriques de la ville de Providence (nord-est).
Il a aussitôt révélé une tendance plutôt morbide à déceler quel patient serait le prochain à s’éteindre.
Selon David Dosa, gériatre à l’hôpital Rhode Island de Providence, Oscar fait des rondes régulières, observe les patients, les renifle avant de passer son chemin ou de s’installer pour un dernier câlin.
Ses prévisions se sont révélées jusqu’à présent si exactes que dès qu’il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches et éventuellement un représentant religieux pour accourir au chevet du prochain défunt.
« Personne ne meurt au troisième étage sans avoir reçu la visite d’Oscar », écrit M. Dosa dans le New England Journal of Medicine.
« Sa seule présence au chevet d’un patient est perçue par les médecins et les soignants comme un indicateur quasi certain d’un décès imminent, ce qui permet au personnel d’avertir les familles de façon adéquate », a-t-il ajouté.
« Jusqu’ici, il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires », a affirmé David Dosa, qui a précisé de ne pas pouvoir fournir d’explication aux dons divinatoires du chat.
Du côté des patients, il ne semble pas que les pouvoirs prophétiques de leur compagnon à quatre pattes n’aient été encore décelés.
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Un autre chat… qui semble parler
Allez, juste pour plaisanter ensemble (jusqu’au jour où c’est moi qui me ferai attraper)…
Pour cette dépêche AP, on se limitera à chercher la plus grosse erreur, patente, qui vous rapportera deux bulles. Les autres fautes passent à la trappe. (Lire la suite…)
Maintenant, c’est à vous de jouer.
J’ai pondu un exemple sur un ton badin, détendu de la plume, pour illustrer l’idée : ces peurs qui nous font croire des bêtises, et brident notre créativité, nos élans de vie, tout ce qu’on porte de si beau.
Voici donc le questionnaire auquel nous pouvons jouer ensemble :
1 : Quelle peur principale freine l’expression de vos émotions à l’écrit ?
2 : Quelle émotion ou sentiment aimeriez-vous savoir exprimer, à l’écrit comme à l’oral ?
3 : Quel est le plus gros mensonge sur vous-même que vous véhiculez malgré vous ?
C’est l’été, les enfants crient dehors, le soleil brûle les toits et l’eau fraîche glisse comme un trésor sur la langue. J’écris. Mais un coup de fil me délivre du travail. Une amie, de sa voix délicieuse, me fait cette confidence terrible pour le régime de l’ego : « Je savoure tes mails avec un dictionnaire. Et du coup, j’ai demandé à un copain de me prêter un livre de grand écrivain, pour me cultiver. Je vais lire Rousseau. »
Argl. (Lire la suite…)
Savez-vous pourquoi je suis moins productif ces jours-ci ? Allez, les paris sont jetés. Est-ce le retour du soleil ? Les ravages de la passion amoureuse ? Un gain délirant au loto ?
Eh bien non, vénal lecteur, je ne joue pas au loto. C’est qu’en réalité, j’ai enfin trouvé comment apprendre les secrets sybillins du codage php pour améliorer le template wordpress de mon blog. Vous n’avez pas compris, tant mieux, c’est que vous êtes sain(e) d’esprit. (Lire la suite…)
Par M.B.
Voici la question fatidique, régulièrement posée par mes étudiants inquiets, envieux ou rêveurs. Et encore dernièrement sur ce blog :
« hormis dans la lecture assidue de bouquins, où pourrais-je, ou comment, enrichir mon écriture, la développer ?
J’aimerais beaucoup apprendre à mieux écrire. Car pour ma part, plus d’études à l’âge de 15 ans – mais est-ce que le niveau a quelque chose à voir avec le style ? Bref, merci à vous. »
Eh bien, l’air de rien, c’est la raison d’être de ce blog. Donc, bravo pour votre flair. Bienvenue !
Tâchons de répondre méthodiquement, parce que c’est exactement comme si vous demandiez à un peintre : comment améliorer ma peinture ? Ou à un nageur pro : comment nager plus vite ? La réponse est simple et vaste à l’infini : écrivez.
Où progresser à l’écrit ? Sur le papier, sur un ordinateur, sur un carnet de poche, partout où vous pouvez écrire. Il m’arrive « d’écrire en pensée », mais rarement, et j’anticipe.
De même que vous apprendrez à nager dans l’eau, vous progressez à l’écrit en écrivant.
Avec quelle méthode ? La vôtre, pour commencer, car personne n’a le droit de vous dire quoi écrire. Mais également, si vous le souhaitez, par des cours d’écriture avec exercices variés, à la fois pour acquérir différents outils, et pour trouver vos propres préférences et qualités personnelles. Je ne sais pas si vous avez noté, mais c’est un tout petit peu mon métier, comme vous pouvez le voir dans mon parcours.
Le niveau d’écriture n’a pas de lien direct avec le niveau scolaire, de nos jours. On va me taxer de père-la-morale ou de rabat-joie, mais tant pis, j’assume : vous (eipho) écrivez mieux (ou moins pire) que bien des bacheliers actuels, stuvoAckejvE dir. Donc oubliez ces soi-disant références étudiantes, ou même, si vous en avez, complexes totalement artificiels pour les études. Je connais des ingénieurs et chercheurs surdiplômés qui feraient bien d’aller plonger le bras sous leur lit pour extraire de leurs souvenirs de primaire le Bled et le Bescherelle, et pourquoi pas, soyons fous, le Petit Robert (depuis le temps que je leur fais de la pub sans toucher un kopeck, c’est bien la preuve qu’existe l’amour inconditionnel).
De même, tiens, que j’ai rencontré un véritable intellectuel, un grand sage, totalement analphabète. C’était un chef coutumier canaque, en Province Nord de Nouvelle-Calédonie, et sa manière d’expliquer sa mission de médiation entre la coutume tribale et la justice française m’ont fait penser : « Il donnerait de belles leçons de civisme à nos sénateurs !» Bref.
J’aimerais trouver la phrase magique qui retire tout complexe à ceux qui se présentent devant moi pour apprendre les techniques d’écriture. Exactement comme l’enfant qui se lance dans une grande peinture avec enthousiasme, force couleurs et entrain, en ne pensant pas une seconde au résultat, et surtout jamais : « Je suis nul en dessin. » Le jour où un adulte lui fait croire ça, il arrête immédiatement de dessiner, et répètera systématiquement : « Je suis nul en dessin » tant qu’on ne l’aura pas rassuré. Et même, pour s’en convaincre, il va dessiner beaucoup plus mal qu’avant. La nuance ? Il a juste perdu confiance en lui.
C’est le mécanisme identique à l’écrit, sauf que le processus est nettement plus mental, plus intellectuel qu’avec un pinceau. Le langage en mots est conceptuel, dématérialisé, et nécessite de mobiliser d’autres facultés abstraites, une mémoire, et pour glisser d’un sens à l’autre, une habileté cognitive. Du coup, le moindre complexe personnel va se traduire sur ce terrain, celui du langage, ce qui engage dans la relation aux autres, car cela projette l’image que l’on a de soi. Vous voyez que la réponse peut mener très loin, alors que vous m’avez juste interrogé à propos d’exercices d’écriture. Mais la vie, avec ses épreuves, a fait en sorte que j’approfondisse la puissance du langage, et les techniques d’écriture sont une partie de mes découvertes.
« L’homme est la seule créature qui refuse d’être ce qu’elle est. »
Albert Camus
En deux années de cours en école de journalisme, je n’ai pas le temps de transmettre toutes mes techniques d’écriture à une promotion d’étudiants. Les outils sont si nombreux, et les exercices si gourmands en temps, qu’il faut travailler sans cesse, à toute heure pour noter de véritables progrès. Travailler par vous-même, d’abord. Le formateur qui vous garantirait des progrès extraordinaires d’écriture en deux jours de cours, sans trop d’efforts, serait un sacré coquin.
Le plus extraordinaire que j’aie vu, en rapidité, c’est le déblocage des complexes qui freinent la plume. Ce qui me fait dire, parfois, pour enseigner le billet d’humeur : utilisez toutes vos émotions, tous vos états pour coucher cela sur le papier, et observez, écrivez bourré s’il le faut, l’important, c’est d’essayer. Le principal étant de se libérer.
Ensuite, vous prenez le dictionnaire précité (j’aime le Petit Robert), et vous cherchez des synonymes et expressions qui enrichissent chaque mot. Après une dizaine d’heures sur un texte de trente lignes, vous aurez progressé, j’en ai l’expérience.
Je vous ai même donné un secret perso. A chacun ses trucs, que l’on découvre à l’usage. Pour ma part – et je suis relativement jeune rédacteur à 37 ans – j’ai écrit à ce jour l’équivalent approximatif de 3000 articles de presse, ou d’une vingtaine de livres. Les articles ont été publiés (sauf censure parfois pour certaines enquêtes journalistiques), les livres, pas encore, tant que je ne suis pas satisfait : C’est un deuxième trait personnel, facteur de progrès : le perfectionnisme, le souci du mot juste. Tant que ça ne sonne pas à la bonne fréquence, réajuster sa phrase. Comme un musicien professionnel.
Voilà pour les grandes lignes. En espérant que ces remarques théoriques, de principes, vous auront aidé.
Maintenant, je suis disposé à répondre à vos questions précises. A vous.
Les uns croient que les autres se trompent de chemin s’ils ne suivent pas le leur.
Louis de Grenade