Par M.B.
Comment adoucir son style, instaurer la sérénité dans un texte ? La plume affinée commande d’apaiser sa pensée. Extraits de ma pédagogie…
Laissez respirer la parole. Le temps du silence, doucement, s’installe. C’est le rythme, ternaire, comme une pulsation. Parlez à voix haute, écoutez votre texte. Et quand il est musique, il parvient à chanter. Alors s’il vous plaît, n’y touchez plus.
Le langage est parole et musique, rien ne les dissocie, n’en déplaise aux endormis. Quand il touche à l’harmonie, vous le sentez, il permet à l’intérieur et l’extérieur de communiquer.
Notre vie est ce qu’en font nos pensées.
Marc Aurèle
Installer le calme dans votre écriture lui permet de se démarquer du vacarme environnant. Comment ? En apaisant vos idées, leur signifiant un ordre, et en les avançant avec douceur, dans un rythme tranquille.
Pas de négation, pas de précipitation : sentez comme ces mots cognent et descendent. Préférez l’action calme, la syntaxe positive et respectueuse de l’imaginaire, celui que le lecteur vous prête pour jouer avec.
Ecoutez. Tout est là .
La prière, la vraie, est silencieuse. Oui, silencieuse, parce que toute parole est imparfaite.
Francine Ouellette
Par M.B.
Le parcours de l’écrit en vidéos…
.
Par Damien Cirotteau et Maria Mancilla
Une explication (fausse) est plus ou moins admise par ceux qui s’intéressent à la question: le clavier Qwerty (et sa variante Azerty) a été inventé pour ralentir la vitesse de frappe sur une machine à écrire.
(Lire la suite…)
Poème de vacances à améliorer. Si vous avez des suggestions…
J’aime la vie entière fort et totalement
Son bien son mal ses cris et ses heures d’effroi
Le blanc le noir le gris font mon ravissement
Sans que je voue au moins la moitié aux abats
(Lire la suite…)
Ce texte est né d’une question intérieure : L’amour est-il prostitution ? L’intuition et l’expérience murmurent à mon oreille: « Souvent. » (Lire la suite…)
Le jeu est simple : dénicher le mensonge* dans le texte.
Journaliste italien agressé dans le métro parisien: pas de traces de violences
AFP – Jeudi 16 août, 19h28
PARIS (AFP) – Aucune trace de violence n’a été relevée sur le corps du journaliste italien Sergio Vantaggiato, 40 ans, mort d’une hémorragie cérébrale après avoir été agressé par deux voleurs dimanche soir dans le métro parisien.
(Lire la suite…)
Par M.B.
Dans son apprentissage, l’écrivain cherche une maîtrise que la vie offre à prix élevé.
La plume sert votre pensée, silencieuse encore, mais avec une envie de parler : La page blanche vous attire. C’est le premier signe. L’envie. Un message frappe à la porte pour sortir.
Puis l’idée se forme, comme une fréquence qui résonne lentement, une vapeur dans le crâne, une nouvelle vibration cherchant ses mots, ses odeurs, son corps pour s’exprimer.
L’idée se compacte et descend, de l’intelligence qui la capte à la bouche qui l’articule. Le mot s’élance, cerne la forme, dessine ce corps que le mental connaît. Le mot sculpte, dans l’espace invisible, par les vibrations du son, ce que l’esprit distingue. La parole s’élève dans l’air au rang de l’idée qu’elle transmet. Parole habile, idée fine : haute résonance. Parole lourde, idée sale : basse fréquence. La plume a coulé. Le mot est transmis, codé. Le message est prêt. L’esprit a capté, il se repose enfin.
Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous contemplent les étoiles.
Oscar Wilde
———
Les formations professionnelles continues à l’écriture proposées en ligne sont si nombreuses. Avant de dénicher un cours technique pour former l’écrivain, il faudrait passer des jours à prospecter. Et, si vous avez de la chance, tomber sur un programme et un tarif convenables. (Lire la suite…)
Je le martèle à longueur d’année, en stage, en cours, partout : soyez vous-mêmes, écrivez comme vous êtes ! Dites les choses à l’écrit avec simplicité, au lieu de forcer votre style et malmener votre plume qui, mécaniquement, s’en trouve faussée. Ça se sent dès la première lecture d’un texte à la syntaxe allongée, aux constructions de phrases inversées, à la forme passive et alambiquée…
La manière dont vous pensez est respectable, à vos yeux : elle mérite donc une formulation claire, aussi spontanée qu’à l’oral. Ne me faites pas croire que vous réfléchissez en inversant les phrases, en collant des subordonnées à tiroirs…
Donc, au lieu de chercher des heures la formule qui « fasse joli », transcrivez directement la formule qui vous vient à l’esprit, la plus simple, la plus spontanée, à haute voix. Elle sert de base ensuite pour réécrire. Là, vous pouvez affiner le style, comme un sculpteur ébauche sa création.