Pensée du jour sur l’inspiration

Les instants de bonheur où je traduis un talent, c’est en captant dans l’air une histoire qui flotte. Elle attend d’être attrapée par l’esprit et couchée sur le papier.

Le 22 juillet 2009 par admin | Catégorie : littéraire, sensible, écrire sur internet | Aucun commentaire

Journal de bord de Néo-tourisme : L’âme du voyage

Par Martin BOHN pour Neotourisme (version réécrite ici pour 2mots)

Le plaisir de voyager réside en la rencontre. S’immerger dans une culture étrangère, approcher des territoires de pensée nouvelle, échanger avec un peuple inconnu… Alors, l’espace d’un dialogue, d’un danger ou d’un accueil bienveillant, expérimenter une amitié neuve.

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Voyager signifie chaque fois risquer d’être en terre inconnue, découvrir de nouvelles sensations, épreuves et plaisirs inédits. Vivre pleinement la nouveauté, regard écarquillé, cœur à l’affût. Se retrouver quasi muet dans une langue aux sons étranges et, par la magie des ressources humaines, trouver d’instinct son langage primitif et puissant : parler en gestes, plonger dans les yeux de l’autre avec une acuité vive. S’enrichir d’un vocabulaire neuf, constater que l’on s’adapte sans limite, expérimenter sa puissance partout et oser confronter sa conscience à celle d’un peuple aux mœurs bâties sur d’autres lois.

Cette rencontre augmente le pouvoir du voyageur. Il est rassuré par sa propre résistance et les aides que la providence lui apporte. “On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait”, notait justement l’écrivain-voyageur Nicolas Bouvier (L’usage du monde).

Ici, l’âme du néo-touriste touche aux racines de la rencontre. Se provoquer soi-même en cherchant la différence, observer comment, sans repère, s’invente une solution. Et ouvrir grand les sens à ce qui fait l’aventure, libre des pollutions commerciales organisées, lavée de tout artifice, offerte aux surprises quotidiennes quand le rythme et l’esprit du voyageur s’accordent au sol qu’il parcourt. En marchant sur une terre inconnue, le voyageur creuse la connaissance de soi.

Le 20 juillet 2009 par Martin | Catégorie : 05 FORMATION, ambiance, littéraire, sensible, écrire sur internet | Aucun commentaire

Hiérarchie de l’information: Quel journaliste enquête sur les 9700 milliards de dollars disparus à la FED ?

La plus grande escroquerie de toute l’histoire de l’humanité. Pas un mot dans les médias officiels. Une hiérarchie de l’information coupée de toute règle journalistique et humaine.

Par M.B.

Une des règles de base du journalisme réside en la hiérarchie de l’information: diffuser en premier le plus important, pour son public à une date donnée. Vous allez voir que les médias officiels appliquent d’autres règles quand il s’agit du plus grand casse de l’histoire humaine…

Si le public, c’est vous, demandez-vous ce qui est le plus important dans votre vie. Et ensuite, si la presse que vous consommez correspond à votre hiérarchie intérieure. Pour ma part, le plus important dans la vie, c’est l’amour. En conséquence de quoi, je ne suis pas un lecteur assidu du Monde, qui fait assez rarement sa une sur l’amour.

Adoptons maintenant un autre ordre des choses, une hiérarchie matérialiste. Priorité à la politique et l’argent. Le Monde s’y intéresse bien davantage, ainsi qu’aux questions sociales, essentiellement ramenées à l’argent. Par exemple, aujourd’hui:

Une étude décrypte le « déclassement social » en France. Ce rapport a été remis jeudi 9 juillet 2009 à la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet…

Comme ce genre d’écriture universitaire, sans aucun angle journalistique ni talent d’écriture, accélère mon transit intestinal, je me livre à quelques pérégrinations internet au gré de mes centres d’intérêt.

Et finis par dénicher une vidéo américaine présentant l’information suivante:

9700 milliards de dollars américains « égarés » par la Réserve Fédérale (FED).

La vidéo du 5 mai 2009 oppose le congressman Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman.

Monsieur demande à Madame où sont passés les 9700 milliards de dollars et qui a bénéficié de cet argent. Madame ne répond pas, bafouille des idioties brumeuses, très gênée, presque terrifiée, parfois aidée par une assistante penchée à son oreille.
De son côté, la presse nationale française ne bafouille pas, elle reste muette. Zéro question. Une telle somme américaine, Le Monde s’en fiche: $9.700.000.000.000 évaporés sous nos yeux ébahis…

Complot financier mondial

Maintenant que vous avez lu ces lignes et regardé la vidéo, oserez-vous un jour encore dans votre vie utiliser sans rougir de honte, l’expression « théorie du complot » ? Cette escroquerie délirante ne semble pas mériter une brève dans un média national. N’aurait-elle aucun lien avec tout ce qui se produit sur Terre depuis dix ans? Je crois que j’avais raison de me méfier de la famille Bush, et de sa version de la démolition des trois tours du Word trade center, et de ses financiers, et de ses copains assassins. Et de la presse qu’ils contrôlent et ne s’indigne pas des génocides qu’ils perpétuent pour le pétrole et le pouvoir (Irak, 700.000 morts, Afghanistan, je n’ai pas de chiffre). On évite d’y écrire avec un angle journalistique, on oublie la prospective socio-économique intelligente, on y interdit l’enquête indépendante.

J’explique depuis des années la mutation économique qui s’annonce, et les discours tenus par certains pouvoirs. Ca n’est pas une crise, c’est un mouvement financier mondial prévu, orchestré en secret par des puissants de l’ombre. Leur but et leur stratégie concernent la population mondiale mais restent cachés. Sauf aux personnes qui ont suffisamment étudié les symptômes de ces malades du pouvoir, plus puissants qu’aucun empire de l’histoire humaine. Pensez à ce pactole, subtilisé par ceux qui dirigent l’instauration d’un nouvel ordre mondial.

Déontologie

Chaque journaliste qui entend cette histoire et ne se renseigne pas, démissionne de sa mission déontologique. Chaque journaliste qui obtient des bribes d’informations et ne les diffuse pas, choisit d’obéir à la pédagogie de la peur installée dans notre société dès l’école. Il soumet son esprit à son estomac, vend son silence contre sa pitance. Cela me rappelle les tristes heures de la collaboration en France. Les collabos ont fait des petits.

Allez savoir pourquoi, j’ai l’intuition que ce petit homo sapiens si sympathique et expert (par atavisme) en détournement d’argent sait où est passé le magot géant:

Compte-rendu de l’entretien entre Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman (repris depuis ce site). (Lire la suite…)

Le 9 juillet 2009 par admin | Catégorie : 05 FORMATION, 06 INFO, décryptage, journalisme, littéraire, médias, vidéo | Aucun commentaire

Atelier d’écriture d’un papier d’ambiance: ce que je ressens ici et maintenant

Le clavier me chauffe les poignets. Mon ordinateur portable s’enflamme avec ce climat de vacances. Ciel bleu et soleil brûlant en matinée sur Limoges. Ici, en salle de formation à France 3, les touches crépitent et les stagiaires soufflent et transpirent. Moi aussi.

Je lève les yeux avec plaisir vers la longue tablée que je préside. Dès que ma peau s’humidifie de sueur, j’attrape la télécommande de climatisation. Sceptre royal qui ordonne la température des corps et l’aisance du cerveau. Parfois, c’est juste le spectacle d’un visage luisant qui me rappelle de presser le bouton jaune de l’émetteur. Aussitôt, une bouche grillagée au plafond exhale son souffle glacé et vient me saisir la nuque.

Une climatisation qui me serre la gorge

Les muscles se raidissent sous la morsure progressive, et j’éteins rapidement la soufflerie d’air sec et pollué de bactéries. Est-ce le froid ou la toxicité de l’air qui m’irrite la gorge en quelques secondes ? J’ai l’impression d’avoir avalé une ortie depuis que je jongle avec la clim’. Ma voix faiblit tandis qu’une main de glace s’apprête à m’étrangler.

Voilà mon souci: jongler entre une gorge saine et une sudation mesurée, afin d’épargner les occupants de la salle. Entre la chaleur qui plombe les paupières et l’étranglement du froid mécanique, l’atmosphère brûlante qui trempe ma chemise ou le confort provisoire d’un air pollué, l’aisance maintenant que je paierai d’une bronchite plus tard…

Mon corps ne chauffe pas encore mais les tempes me serrent légèrement. Fatigue des jours à animer le stage malgré mon agréable chambre d’hôtel. Chaleur de l’été et de l’ambiance, heureusement. J’ai plaisir à transmettre mon expérience de l’écriture (rédiger sur le web), dans ce groupe de télévision française. Une chance, mes stagiaires sont motivés et doués. Satisfaction intellectuelle qui s’ajoute à l’atmosphère cordiale de personnalités riches, avenantes et promptes à l’imaginaire souriant. Le chaleur que mon corps fuit, mon esprit l’apprécie. Je suis impatient de lire leur production dans quelques minutes. Ils doivent rédiger un texte répondant à la question: Qu’est-ce que je ressens ici et maintenant?

Martin BOHN

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Des extraits de leurs textes:

Satanée boule

1er juillet 2009

J’ai la boule au ventre.
Martin, mon tortionnaire, me demande d’exprimer sur une feuille, qui risque de rester bien blanche, ce que je ressens à ce moment précis. J’ai une heure, il me faut trois jours. C’est exactement le moment que je redoutais en acceptant de venir ici. Maintenant, je suis là, comme un con devant mon ordinateur.
Je retrouve cette terrible sensation, la boule monte et reste coincée sous le sternum. Mes mains tremblent à l’idée de surmonter le deuxième obstacle… la lecture en public.
Cette sensation, j’ai une longue histoire avec elle. Depuis l’école, où mes profs étaient habitués à mes pages blanches.
J’ai envie de trouver un prétexte pour esquiver. Je veux retrouver ma caméra ou mon appareil photo. C’est avec lui que je me sens le mieux, caché derrière son viseur, à faire ressortir les pensées des autres.
Je veux rentrer chez moi, retrouver ma famille, mes instruments, jouer au tennis.
Que dire ? Que faire ? Il me reste vingt minutes, j’ai encore le temps de partir, loin, loin de cette salle de torture.
En me relisant, j’ai le sentiment de m’être pris au jeu.
Mes mains ne tremblent plus. Cette satanée boule est sortie, merci Martin, mais que faire avec ? L’enfouir et la ressortir dans dix ans lorsque mes filles me demanderont de les aider à leurs dissertations ? Profiter de l’avoir dans la main et l’apprivoiser ?
Je besoin d’une pause. Je vais l’emmener faire un tennis… c’est bien le tennis. Je vais pouvoir me défouler, elle s’en souviendra autant que moi et le sale quart d’heure que je viens de passer.

Thomas

Les 5 sens

1 juillet 2009

Ma peau est moite.
Mes doigts poisseux.
Et ma gorge sèche.
Le regard rivé sur un écran sans âme.
Je tente de me ressentir!
Ça va, comme tous les matins j’ai mis mon parfum…
Est-ce qu’il va durer toute la journée ?
Une journée chaude, ça se prévoit.
sinon c’est le chaos.
Une vision d’horreur me submerge.
La sueur ruisselle le long de ma colonne vertébrale.
Mon haleine devient fétide.
Mes pieds suintent avec une légère odeur de camembert.
Ma respiration s’accélère à la limite de la suffocation.
Non, c’est un cauchemar.
La climatisation fonctionne avec son ronron régulier.
Je sens sur ma peau, une légère brise.
Et le regard bienveillant de mes collègues.

La formation professionnelle est elle un outil d’évolution dans son travail ?

Un rétro projecteur, des tables, des murs blancs, bienvenue dans l’univers de la formation. Dans cette pièce, impersonnelle la soif me tenaille. La chaleur est présente, je viens de chercher un verre d’eau fraiche, en vain, il n’y a plus de gobelets. Je suis en formation. Avez-vous remarqué combien les salles de formation ressemble a des blocs opératoires, blanc, lyophilisés ?. Comme si un quelconque décor, une affiche, de la couleur pouvait perturber la concentration du formé que je suis. Régulièrement le bruit de la climatisation me rafraichit. Sur l’inévitable paperboard il y a nos adresses de blog, on peut ainsi découvrir le travail des autres, le juger, le corriger. Tout cela se passe en bonne intelligence, personne ne critique ou ne descend les autres. Les remarques sont constructives, et au final le stage est bénéfique. J’ai participé à des formations ou la foire aux égos dépassait tout débat constructif. Le stage était intéressant mais au fond qu’ai-je retenu ? Ici ce n’est pas le cas, je m’y sens bien, j’ai envie que cette formation continue. Ce n’est sans doute pas un hasard, je construis mon projet professionnel autour d’une évolution vers le web, sur ses apports mais aussi sur ses dangers. En 3 jours, je n’ai eu qu’une confirmation de mon choix d’évolution professionnelle. Mais à la fin d’un tel stage une question me taraude, ne va-t-il pas engendrer plus de frustration que de satisfaction ? Frustration de ne pouvoir exercer ce que j’ai appris ici, dans le cadre de mon activité professionnelle, et au final me dire , qu’il est grand temps de franchir le pas et faire ce qui me fait envie. Ai-je besoin d’un tel stage pour m’en convaincre ?
Olivier

Je devrais commencer par imaginer la chute de ce papier…

C’est ce qu’on m’avait appris un autre jour, dans une autre vie à une époque où le stylo bic voir le mont-blanc, c’était selon, remplaçait les cliquetis des ordinateurs qui ce matin me déconcentrent. Chacun est dans les starting-block. Je serai rassuré lorsque je serai arrivé au bout de cette course en sachant que pour l’heure bien des obstacles m’attendent…
Mais j’y pense… Je ne suis en compétition qu’avec moi-même. Il n’y aura pas de classement ni de bon point distribué à l’issue de cette épreuve. Alors que suis en train de vouloir me prouver ? Que je ne suis pas plus con qu’un autre ou qu’il me faut bien admettre que l’avenir de mon blog aura vécu le temps que vivent les roses, l’espace d’un instant… Merde ! Je suis en train de donner dans l’écriture « sensitive »… Reprends-toi Eric. Sujet, verbe et complément. Même ces trois mots là mis bout à bout ne font pas une phrase ! Je ne crois ne pas avoir répondu à la question « qu’est ce je ressens ici et maintenant ». Pourquoi n’ai-je pas tout lu Freud et Lacan ? C’est décidé, ce soir je commence par « l’inquiétante étrangeté ».
Eric


Le 1 juillet 2009 par admin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 05 FORMATION, ambiance, journalisme, sensible | Aucun commentaire