Par Martin BOHN pour Neotourisme. Ce texte illustre le stage : Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Le plaisir de voyager réside en la rencontre. S’immerger dans une culture étrangère, approcher des territoires de pensée nouvelle, échanger avec un peuple inconnu… Alors, l’espace d’un dialogue, d’un danger ou d’un accueil bienveillant, expérimenter une amitié neuve.

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Voyager signifie marcher en terre inconnue, découvrir de nouvelles sensations, épreuves et plaisirs inédits. Vivre pleinement la nouveauté, regard écarquillé, cœur à l’affût. Se retrouver quasi muet dans une langue aux sons étranges et, par la magie des ressources humaines, trouver d’instinct son langage primitif et puissant : parler en gestes, plonger dans les yeux de l’autre avec une acuité vive. S’enrichir d’un vocabulaire neuf, constater que l’on s’adapte sans limite, expérimenter sa puissance partout et oser confronter sa conscience à celle d’un peuple aux mœurs bâties sur d’autres lois.

Cette rencontre augmente le pouvoir du voyageur. Il est rassuré par sa propre résistance et les aides que la providence lui apporte. “On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait”, notait justement l’écrivain-voyageur Nicolas Bouvier (L’usage du monde).

Ici, l’âme du néo-touriste touche aux racines de la rencontre. Se provoquer soi-même en cherchant la différence, observer comment, sans repère, s’invente une solution. Et ouvrir grand les sens à ce qui fait l’aventure, libre des pollutions commerciales organisées, lavée de tout artifice, offerte aux surprises quotidiennes quand le rythme et l’esprit du voyageur s’accordent au sol qu’il parcourt. En marchant sur une terre inconnue, le voyageur creuse la connaissance de soi.

Le 20 juillet 2009 par | Catégorie : 05 FORMATION, ambiance, écrire sur internet, Journal de bord, carnet de voyage, littéraire, sensible | Aucun commentaire

Par M.B.

«Puisqu’il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n’a droit qu’à un peu de plomb, j’en réclame une part, moi ! [...] Si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi!» Louise MICHEL à ses juges.

De toutes les stations de métro parisien, une seule porte un nom de femme : Louise MICHEL, en la commune de Levallois-Perret, où l’écrivaine fut enterrée lors de funérailles qui ont rassemblé 120.000 personnes… J’ai été ébloui par la justesse de ses description du peuple canaque, lorsque je vivais à Nouméa. Rappelons que Louise MICHEL est avant tout une poète, en plus d’avoir été si populaire auprès du peuple, mais aussi par de noms illustres comme Georges Clemenceau ou Victor Hugo.
(Lire la suite…)

Le 30 mai 2009 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, 06 INFO, littéraire, poésie, sensible | Aucun commentaire

Sandra m’autorise à diffuser ici notre échange de courriers électroniques :

Sujet: Question de style
Bonjour Martin,
Je me permets de t’envoyer un mail pour te poser une question qui va sans doute te paraître déroutante.
Voilà, je m’attèle à l’écriture d’un recueil de nouvelles. J’en ai écrit plus de la moitié et – étant en panne d’inspiration – je reprends la lecture complète. La première nouvelle est une histoire policière.
La scène se passe au moment où on découvre un corps présent dans un bidon depuis plusieurs mois et là, au lieu de mettre « L’odeur est atroce », j’ai mis « L’horreur est atroce ». Je l’ai fait lire à un ami qui m’a rétorqué (Lire la suite…)

Le 27 mai 2009 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, littéraire, poésie | Aucun commentaire