Cette fiche pratique est extraite du cours d’écriture sur le web.

Un adolescent interpellé pour avoir traduit le dernier Harry Potter sans autorisation

(AP) PARIS – Un adolescent d’Aix-en-Provence a été interpellé pour avoir mis en ligne une traduction française pirate du septième et dernier tome des aventures du célèbre Harry Potter, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le lycéen de 16 ans a été interrogé et placé en garde à vue lundi après que Gallimard, la maison d’édition française du best-seller pour enfants, a porté plainte. Il a été relâché le lendemain.
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Le 3 juin 2013 par sosno | Catégorie : définir, écrit web | Aucun commentaire

Vous allez rire, je crois.

Voici des extraits de réponses que m’ont envoyé des professionnels de l’écriture, sur Internet. Vous savez, ces personnes dont l’expertise est devrait être de maîtriser la langue française, la syntaxe, la typographie, le style, la hiérarchie de l’information et même, soyons fous, une certaine créativité littéraire. Oui, ben pas du tout mon coco, c’est la berezina, la chouma sur toi, la débandade. Jugez plutôt.

Un bon point

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Le 31 janvier 2013 par marieM | Catégorie : convaincre, écrit web, réécrire | 3 Commentaires

En quoi consistent les techniques d’écriture ? Texte rédigé pour créer la fiche wikipédia en 2007. Depuis lors, la fiche wiki a été largement modifiée.
Page mise à jour le 19 janvier 2013.

Les techniques d’écriture, inspirées des cours de journalisme, rapprochent un texte de son objectif : informer, distraire, vendre, partager, etc. Variées et inconscientes pour nombre de rédacteurs, elles évoluent par l’usage et l’expérience des métiers de communication : Écrivain, journaliste, communicant, publicitaire, porte-parole…
Ces techniques professionnelles intéressent ainsi toutes les catégories littéraires, dans la mesure où l’auteur recherche une efficacité.
Elles peuvent être rangées en quatre catégories.

1- Le journalisme a codé les techniques modernes

Par nature, les règles d’écriture journalistique visent à informer. L’objectif déontologique de ce genre demeure donc l’idéal de vérité. Ce qui ordonne les règles suivantes :
- lisibilité,
- rigueur d’écriture (le mot juste, nettoyage du style, syntaxe logique, concordance des temps, précision allégorique…),
- fiabilité du récit,
- hiérarchie de l’information (l’essentiel d’abord, l’accessoire s’il reste de la place. Car trop d’information tue l’information).

Une des premières règles d’écriture journalistique consiste à concentrer l’information dans un message essentiel. Il tient en une phrase informative qui répond aux “5W” anglo-saxon (who, what, where, when, how, why) soit les six questions : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi (QQOQCP). Ceux qui s’ingénient à ajouter « combien » n’ont pas compris qu’il est naturellement intégré dans le quoi ou le comment. Cette pédagogie est aussi simple en théorie qu’exigeante et rigoureuse à l’échelon professionnel.

Les contraintes de l’écriture journalistique : Par manque de place dans la page, l’information prioritaire est diffusée. Ce choix implique un tri et un renoncement à diffuser les éléments accessoires. Il obéit aux règles de hiérarchie de l’information, parmi lesquelles le paramètre d’intérêt pour le lecteur (loi du mort/kilomètre ou de proximité) et partant, le chiffre des ventes. Enfin, la mise en forme de cette écriture vise à offrir une lecture rapide et agréable.

2- L’origine des techniques dans la littérature

De son côté, la littérature utilise, depuis la naissance du langage écrit, ses techniques narratives dans le profane ou le sacré :
- beauté du style,
- instrumentation du suspense,
- imagination et fantaisie des personnages et situations,
- utilisation de registre lexicaux cohérents, variés, contrastés,
- codage de l’expression selon le degré d’initiation, etc.

L’objectif avéré étant de capter l’attention du lecteur par le plaisir de lire : beauté de la langue, scénario captivant, profondeur des émotions, puissance des idéologie ou croyances, etc.

L’explosion du marché littéraire témoigne de la floraison des intérêts pour le genre, et de l’espace offert à tous les auteurs qui souhaitent inventer ou expérimenter de nouveaux procédés d’écriture. En ce sens, la bande dessinée rappelle l’origine de l’écriture, et procède d’une manière qui rappelle immanquablement les scribes d’Égypte et les lithogravures préhistoriques.

3- Le savoir-faire des diffuseurs traditionnels

Si leurs compétences sortent des strictes techniques rédactionnelles, les professionnels de la publication (éditeurs de livres et journaux, publicitaires), ont laissé une marque de leur savoir-faire dans l’écriture, notamment par l’adoption de règles typographiques, mais aussi par leur habileté à présenter le texte selon une mise en page et un graphisme valorisant. Ce savoir utilise des outils de mise en page affinée comme les logiciels Indesign et Xpress.

4- Les innovations de la diffusion internet

Internet a permis l’explosion de la production écrite sous la forme de blogs propices à une écriture personnelle. Les journaux intimes sur internet emploient parfois la technique du papier d’ambiance ou du journal de bord. Ils ont vu naître des techniques propres influencées par les procédures informatiques, mais aussi par le mode de lecture sur écran. L’analyse des comportements de lecture sur la Toile tient compte de la fatigue plus grande qu’avec un livre (nerf optique, rayonnement électromagnétique, bruit, position assise), ou d’infidélité de l’internaute. Il trouve son plaisir et son intérêt à surfer d’un site à l’autre, dans une vaste concurrence des genres. Mais gagne aussi l’avantage interactif d’échanger avec l’auteur.
Martin BOHN

 

Le 19 janvier 2013 par Martin | Catégorie : 01 BASES D'ECRITURE, 04 FICHE PEDAGOGIQUE, définir, langage | 2 Commentaires

Le crocodile qui parle avant de naître, et le chat qui sait dire qui va mourir…
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Le 27 décembre 2012 par sosno | Catégorie : 02 ECRITURE PRO | Aucun commentaire

Mis à jour le 21 janvier 2013

Savez-vous ce qu’un texte traduit de vous ? Bien des choses, en somme, et pas toujours heureuses ; en ce sens, plus que n’en voudrait l’auteur ou son entreprise…
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Le 21 décembre 2012 par marieM | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, écrire sur internet, écrit web, langage | Aucun commentaire

Par Martin BOHN

Texte du 08/07/2007 mis à jour le 12/12/2012
Ce texte illustre la fiche pédagogique :
Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.
Stages liés : Blocage de l’écrivain, angoisse de la page blanche : Racontez votre juge intérieur et Ecrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage

Récit à coeur ouvert – émotion pure vécue au Kosovo – un protecteur des animaux l’a lu et « aussitôt faxé à Brigitte BARDOT » : elle dénonce la chasse aux chiens dans les rues de Pristina.

 

KOSOVO, Pristina - Le froid me réveille aux premières lueurs de l’aube : un des duvets est tombé du lit. Dehors, les flaques ont gelé. Je m’habille chaudement, écharpe, bonnet, gants, et pars me balader sur la colline qui surplombe Pristina, pour voir le soleil se lever. J’en repartirai cet après-midi, fin de mission. Une matinée pour flâner. Mon souffle dégage des nuages de vapeur qui s’envolent dans le ciel bleu. La lumière orangée du levant vient dorer le moindre détritus.
Après la découverte du quartier rupin sur cette jolie colline en surplomb de la ville, je cherche un promontoire pour photographier le paysage urbain. Je veux saisir l’agglomération de 600 000 habitants avec, en décor de fond, les monstrueux réacteurs de la centrale thermique. Ils crachent en continu dans l’atmosphère leurs panaches de fumée polluée. J’entre dans une grande maison en chantier, arrive sur la dalle à l’étage. En vain : aucune vue depuis la terrasse.

En redescendant avec prudence le squelette de béton de l’escalier central, entre gravats et barres d’acier pointant vers le ciel, j’aperçois un gros chien au long poil blond. Il fouille les poubelles crevées sur la dalle de ciment du rez-de-chaussée. Nos regards se croisent. Belle bête massive, sans collier, avec, malgré sa lignée bâtarde, quelque chose de noble et puissant. (Lire la suite…)

Le 12 décembre 2012 par marieM | Catégorie : 08 Martin BOHN, ambiance, Journal de bord, carnet de voyage, littéraire, sensible | Aucun commentaire

Par Martin BOHN
Ce texte illustre le stage :
Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

« Il fait nuit noire. Je rentre d’un week-end à Nouméa, dans mon 4×4 brinquebalant sur le coaltar (bitume). Je cogite. Le temps s’annonce long, presque quatre heures de route. J’arriverai vers minuit avec, pour seul paysage, le défilement des panneaux phosphorescents et la ligne blanche. J’invente un jeu : analyser les odeurs. Mon vieux pick-up bâché se prête à ce genre d’exercice. Un carnet coincé sous la cuisse, je note les parfums qui m’atteignent, d’une écriture malhabile, torturée par les sursauts du véhicule, incontrôlée par mon regard qui fouille l’horizon dans la nuit. Je ne découvrirai le résultat qu’à l’arrivée. Un graphisme contrarié de parkinsonien ivre.
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Le 10 juillet 2012 par marieM | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, ambiance, Journal de bord, carnet de voyage, sensible | Aucun commentaire

Texte symbolique après un stage de mediatraining. Mes stagiaires enrichissaient leurs techniques pour prendre la parole en public. Les faire travailler sur le souffle et la voix m’a donné envie de rédiger une partie de ce que j’enseigne à l’oral.

 

Le souffle en nous produit la vie. Enserré, il n’est pas. Il fuit. Air étranglé, gorge serrée, mot vidé. La parole se plaît dans l’atmosphère, qu’elle ne manque pas d’air !

Prendre son souffle précède la parole. Prendre la voix qui inspire en soi. L’expir formulé, le mot soufflé forme le verbe. Sorti du corps, sorti du cœur, il frappe d’autre corps, d’autres cœurs. Rien en nous ne naît en vain. Mais nous sommes souvent assassins de mots, d’esprit, de vie.

Quand la vie enfle en mon ventre, inspir. Si je la retiens, elle expire. Le souffle ne sait où il part. Cet inconnu peut flétrir son aile, son envol, sa route. Sans air qui le porte, oiseau échoué, le verbe disparaît. Noyé sous le flot du temps silencieux. Une vague suivante, l’émotion reparaît plus rude, plus forte. Pour la faire taire, il faudra davantage forcer l’air. Serrer la gorge, les dents, les poings et se terrer sous la crainte de vivre, de lâcher l’émotion à l’inconnu.

Alors, il faudrait me dire : « En avant ! » Marcher sans crainte dans cette énergie que rien ne retient. Le grain germé ne repart jamais en arrière. Le germe sort de terre et prend l’air, mais ne dit mot. Seul l’humain le peut. Seul l’humain forme son verbe et crée, ou laisse mourir en lui sa vie. L’oiseau chante, le chien aboie, l’humain parle. Spécifique pouvoir qu’il a retourné contre lui-même. Comme est grande l’énergie de mort que l’humain place en sa bouche ! Il l’appelle mensonge, sans aller voir plus loin cette peur incalculable, calculée par d’autres pour lui tenir la gorge.

Mais le mot se forme en profondeur. Dans les souterrains de l’âme, aux tréfonds du corps. Fécond, il germe et grandit. Quand passe un trait de lumière, de vie, il croît. Quand rôde l’ombre pestilentielle du mensonge, il se recroqueville et dépérit. Le verbe est une éponge. Il absorbe tout. Il traduit. La voix transmet. Quand je cache, elle trahit. Quand je pleure, elle tremble. Quand je chante, elle resplendit. La voix rayonne dans le rire et bâtit les bonheurs du monde. Dans un corps meurtri, la voix juste encore résiste comme un arbre fouetté par le vent marin, forte et sublime. Elle témoigne de l’âme portée par le corps. Épurée par les souffrances mais enracinée dans le monde, fidèle à la Terre qui la nourrit. Elle transmet jusqu’au bout la vie.
Martin BOHN

Le 19 juin 2012 par Martin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 05 FORMATION, convaincre, formation, langage, mediatraining, prise de parole en public, sensible | Aucun commentaire

Par Martin BOHN
Ce texte illustre le stage :
Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.
Stages liés :
Blocage de l’écrivain, angoisse de la page blanche : Racontez votre juge intérieur et Ecrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage

Les grains de sable volent discrètement dans le vent du désert de Jordanie. Tout autour, le Wadi Rum s’étale sous la lumière du soleil levant. Grandes plaines de sable jaune entre les montagnes de pierre rose. Un corbeau survole la roche. Son croassement résonne longtemps dans les murailles.

Le campement s’éveille. Des bédouins préparent le thé. Ici, j’ai passé des heures à contempler les étoiles dans une nuit d’encre. Puis la lune s’est levée. Éblouissante dans un ciel pur. Sur ces vastes plaines, elle a jeté sa lumière bleutée. Sereine, sur la majesté des colosses de pierre immobiles pour l’éternité. Ces montagnes en couches minérales qui furent le fond des mers, il y a des millions d’années. Maintenant, la mer est de sable avec, pour vaisseaux, les dromadaires.

Une chauve-souris volette, une hyène hurle et son écho se perd sous les étoiles. Comme mes pas, couverts par le vent froid. Ici, tout passe. Seuls témoins aveugles, ces montagnes, sculptées par les vagues de la préhistoire, que le vent change en grains. Ici, la vie est minuscule. Mon corps, un grain de sable. Pourtant, je n’ai jamais si bien touché l’univers.

Ecrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Le 17 mai 2012 par marieM | Catégorie : ambiance, Journal de bord, carnet de voyage, littéraire, sensible | 1 Commentaire

Avant de voter dans une élection présidentielle, contemplez. Ce visage connu dans les médias, présent sur les plateaux de télévision, et qui sollicite votre bulletin de vote : Contemplez-le. Faites silence pour vous concentrer et ressentir en vous, de manière fine, ce qui est marqué sur sa tête. Il ou elle vit du système politique actuel, et demande pour cela que vous lui accordiez votre confiance. Juste le temps de voter. Ensuite, c’est parti pour des années. Votre geste a donc une conséquence dans la durée. Votre confiance ou votre défiance en est la clé.

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Le 11 avril 2012 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, ambiance, langage, sensible | 2 Commentaires

Exercice d’écriture en 1 heure : billet d’humeur ironique

L’ubuesque président ukrainien Alexander Lukaschenko est très frileux : un sein en hiver et le délicat potentat tremble. Alors, il échauffe la manifestante dépoilée. Il lui tondrait même la tignasse, disent les trois frivoles frictionnées lundi : elles ont osé déployer gorge et poumons au siège du KGB à Minsk. Mais Lukaschenko, fort émotif, craint la douceur mammaire. Sus au lolo nu ! crieraient ses poulets. Raides dans leur policière autorité, ils raflent les poules. Après 300 km en bétaillère, elles sont lâchées en forêt, déplumées du poitrail. Avec sévices offerts par la maison. Une coupe de cheveux notamment et friction du corps à l’essence. C’est gentil tout plein : il gèle à pierre fendre dans le décembre ukrainien.
Martin

Ukrainiens lolos

Notes de titre :
Manifestantes aux seins glacés pour le givré Lukaschenko
Le lolo qui fait trembler le petit Lukaschenko
Face aux lolos  givrés, coup de chaud pour Lukaschenko
Le 23 décembre 2011 par Martin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, billet d'humeur, écrit web, journalisme, langage, vidéo | Aucun commentaire

« J’avoue, Monsieur, ce chiffre sent la tombe, 29% : Trois Français sur dix rebroussent chemin face au médecin. Pas la phobie de l’aiguille, non. La crainte de l’honoraire. Trop salé pour la bourse vide. Mais nous avons le pauvre élégant, en France. Il grelotte chez lui et il la ferme.
Invisible à la Sécu, absent de la salle d’attente, voilà sauvé notre honneur. Car si on le dénombrait dans la foule, le Français crasseux nous mettrait le rose aux joues, Monsieur. A cause de lui, voilà notre jolie réputation de santé tricolore derrière les Etats-Unis ! Il fait meilleur frissonner chez Disney.
En attendant, reprendriez-vous de ce refrain : Douce France, cher pays de mes vacances ?
- Certes oui, mais pourquoi faire ?
- Un suppositoire, Monsieur. »
Martin

Billet d’humeur rédigé pendant que mes stagiaires, journalistes de télévision, pondaient le leur, sur le blog d’exercices.
Le 4 octobre 2011 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, billet d'humeur, écrire sur internet, journalisme | Aucun commentaire

Par Martin BOHN

Ce courrier du condamné à mort Troy Davis m’a ému par sa profondeur. Il illustre ce que j’enseigne à bien des publics : La puissance d’un texte vient de la fidélité à votre parole intérieure. Celle de Troy Davis est puissante. Elle mérite d’être diffusée.


Ce noir américain a rédigé cette lettre en 2008, texte publié dix jours avant d’être tué sur décision judiciaire, jeudi 22 septembre à 5h08 (heure française). La « justice » états-unienne l’accusait d’avoir tué un policier blanc, crime qu’il a toujours nié. Ses derniers mots ont été pour la famille de ce policier, Marc MacPhail : « Je n’ai pas personnellement tué votre fils, votre père et votre frère. Je suis innocent. »
Les nombreuses péripéties judiciaires faisaient douter de sa culpabilité : aucune arme, aucune trace, sept témoins qui se sont rétractés en expliquant les pressions de la police pour les faire accuser Troy.

Troy Davis a appelé à poursuivre l’enquête pour qu’éclate un jour la vérité. Son avocat a dénoncé un « lynchage légalisé ».

Voici ma traduction du courrier de Troy Davis :

« Je veux remercier chacun de vous pour vos efforts à servir les droits de l’homme et la bonté humaine. Ces dernières années, j’ai vécu tant d’émotion, de joie, de tristesse sans jamais perdre espoir. C’est grâce à vous tous que je vis aujourd’hui. Je regarde ma sœur Martina,  et je m’émerveille de son amour pour moi et bien sûr je m’inquiète pour elle et sa santé. Mais elle est mon aînée et m’assure qu’elle n’abandonnera jamais son combat pour me sauver la vie et prouver mon innocence dans ce crime affreux.

Je sens votre chaleur

Quand je lis vos mails du monde entier, d’endroits que je n’avais jamais imaginé connaître jusqu’alors, de personnes aux langues, cultures et religions dont je peux seulement espérer voir la main tendue, je suis submergé d’une émotion qui m’emplit le cœur d’une joie débordante, à couper le souffle. Je ne trouve pas les mots pour dire la force que je reçois de vous tous. Elle solidifie ma foi et me montre sans cesse qu’il ne s’agit pas seulement d’une condamnation à mort, ni du cas Troy Davis : il s’agit d’une affaire de justice et d’esprit humain afin que triomphe la vraie Justice. Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux tous vous voir mais je peux imaginer vos visages. Je ne peux vous entendre parler mais vos lettres m’emportent aux confins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement mais je sens votre chaleur chaque jour que je vis.

Je suis libre !

Alors merci, et rappelez-vous que je suis dans un lieu où l’exécution peut seulement détruire votre forme physique. Mais grâce à ma foi en Dieu, à ma famille et à vous tous, j’ai été libéré spirituellement. Peu importe ce qu’il advient dans les jours ou semaines prochaines. Ce mouvement pour abolir la peine de mort, obtenir une vraie justice, dénoncer ce système qui ne sait pas protéger l’innocent, doit être accéléré. Il y a tellement de Troy Davis ! Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu par moi, mais par notre force à nous mobiliser et sauver chaque innocent en captivité autour du globe. Nous devons démanteler ce système injuste ville par ville, État par État, pays par pays. Je suis impatient de me tenir devant vous, peu importe que ce soit physiquement ou spirituellement, car un jour j’annoncerai : « Je suis Troy Davis et je suis libre ! »

Ne cessez jamais de combattre pour la justice et nous gagnerons ! »

Le 22 septembre 2011 par | Catégorie : 05 FORMATION, 06 INFO, décryptage, journalisme, sensible | 2 Commentaires

Rédiger son carnet de voyage : un moment de plaisir. Pourtant, ce genre d’écriture suit des règles simples. A commencer par le regard posé sur la page blanche. Exemple d’un état d’esprit tiré du stage écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Elle est vierge, nue, offerte à ma plume. Ma page blanche attend que je bouge la main. Elle attend ma pensée sur sa peau. Son immobile candeur appelle mon esprit, et me dit en silence : « Laisse partir les a priori. Fais le vide pour ne choisir qu’un mot. Celui que ma surface gardera gravé. Celui qui dira simplement, avec justesse, ce que ton esprit a capté. »

Cette page, qui parfois terrifie, laisse ainsi son message virginal : « Sois pur comme moi, laisse le bruit s’éloigner. Attends. Au bout d’un moment, quand tout s’apaise en l’esprit, les mots ne tourbillonnent plus avec folie. Contemple-moi comme un champ de neige où tes pas viendront tracer un premier chemin. Une direction dont tu es seul maître. »

Alors, lentement, l’esprit arrête de penser. Il capte une première émotion, des sensations, une humeur profonde et subtile que le monde autour lui offre…

Martin BOHN

Stages liés : Blocage de l’écrivain, angoisse de la page blanche : Racontez votre juge intérieur et Ecrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage

Le 19 février 2011 par | Catégorie : ambiance, Journal de bord, carnet de voyage, sensible | Aucun commentaire

Rentrée chargée : des stages en techniques d’écriture, des demandes de formation intra et du coaching personnel : « Martin, j’aimerais écrire un livre. » Ce thème prends corps.

Les stages de techniques d’écriture reprennent avec la rentrée. Les mails se déversent dans ma boîte. L’agenda noircit. J’ai des piles de papiers à ranger. Heureuse activité d’une entreprise qui croît sans cesse.
Dans l’esprit du formateur, cette profusion créatrice peut s’éparpiller en mille directions. J’ai choisi d’orienter mon travail vers les besoins exprimés. Les demandes des stagiaires et amis.

Ainsi est née la formation de thérapie par l’écriture en outil post-traumatique. Outil puissant.

Ainsi se développe le stage pour apprivoiser la peur de la page blanche, et guérir les troubles laissés par la pédagogie de la peur. Cette horreur du stylo rouge à l’école. Un grand classique dans mes cours, depuis 13 ans. Depuis que j’ai été confronté à un rédacteur en chef de télévision piquant une colère, en hurlant qu’il ne savait « pas écrire ». Sans le savoir, il a généré cette pédagogie réparatrice. Merci à lui…

Il demeure une formation à modéliser. Comment répondre à la demande fréquente : « Dis Martin, je rêve d’écrire un livre, tu peux m’aider ? » Cela m’est confié discrètement, comme un vœu timide et rare, une envie secrète.

Comment offrir mon potentiel à ce qui semble une demande à tiroirs ? Jacques Brel disait : « Je connais un million de personnes qui veulent écrire un livre. » Vaste potentiel…  Mais j’ai l’impression qu’il peut se trouver, dans ce nuage d’envies, une voie de travail, de cours d’écriture. Voie d’éveil à l’art de conter son imaginaire. Nous retournons ainsi, sous une apparence sérieuse, au plaisir de l’enfant qui saisit un feutre et s’épanouit sur une immense feuille de papier. Sans honte, concentré dans son plaisir, il joue librement. Devenu grand, il crée. Sauf si un adulte assassin lui a instillé l’idée que « ça n’est pas joli, ça n’est pas comme ça… Non, ça n’est pas ». L’enfant croit tout. Puis il grandit autour de cette blessure cristallisée. Trahison de son potentiel. J’observe cette séquelle chez un stagiaire sur deux.

La création est un art raffiné, fragile. Ces aveux réguliers me témoignent d’une confiance touchante. Je l’accueille avec joie, posée sur ma table, comme une fée.

Le 5 septembre 2010 par | Catégorie : 07 PEDAGOGIE, 08 Martin BOHN, ambiance, écriture thérapeutique, enfants, formation, Journal de bord, carnet de voyage | 2 Commentaires

Quand un texte professionnel comporte des fautes de français, certains lecteurs le remarquent. Selon le type de faute, elle sera plus ou moins visible. Sur l’exemple du beau site de motos italiennes Ducati, c’est flagrant et franchement regrettable. D’autant que la marque fait dans le haut de gamme sportif, la moto de passionné, plutôt luxueuse.

Mais là, Ducati fait très fort sur son site. « ADJOINTER UNE MOTOS » (sic), propose le comparateur de modèles, tout en spécifiant ensuite un « chassis » en rouge, sans chapeau chinois. Le soleil a tapé trop fort à Bologne.
Le problème n’est pas une étourderie de webmestre ou de relecture dans l’agence web. C’est le niveau général d’écriture du site, indigne d’une marque haut de gamme par la qualité et le prix de ses produits. Pour les néophytes, Ducati est à la moto ce qu’est Ferrari à l’automobile.

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Le 15 août 2010 par | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, analyse web, écrire sur internet, écrit web, médias, réécrire | Aucun commentaire

Quand Miss France présente son premier journal radio sans préparation, elle commet des erreurs de débutante. La vidéo mise en ligne le 15 janvier 2010 sur dailymotion  montre ainsi Malika Ménard  à l’antenne de I-télé La radio. Elle déchiffre tant bien que mal un texte simple, mais parfois maladroit pour l’oral. Elle bute sur les mots, lit d’un ton monocorde en mangeant des syllabes, ricane après s’être trompée comme une enfant timide qui voudrait bien faire. Le constat est simple : Les techniques d’écriture et de lecture radio constituent un métier. Malika le réalise en posant son casque à la fin du flash info, et soufflant sous le coup de l’émotion.

Conseil pédagogique pour Malika : travailler la diction, le placement de voix, la posture corporelle, la concentration, et répéter inlassablement ses écritures de texte… Avec du travail, pourquoi pas ? Tout s’apprend. Sauf être jolie.

Malika Ménard présente le flash info sur I-télé La radio



Le 17 janvier 2010 par | Catégorie : comment lire, journalisme, langage | 2 Commentaires

Par Martin BOHN
Ce texte illustre le stage :
Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Journal de bord en Nouvelle-Calédonie, 1998, à l’anse Vata, la grande plage de Nouméa. Puis le carrosse de Marcel.
On n’est pas le miroir fidèle de soi-même. Seul un regard extérieur peut traduire avec rigueur et bienveillance les liens entre les objets et ma vie, entre mon histoire et l’aménagement de mon espace quotidien. Telle est mon approche de la Nouvelle-Calédonie. Regard fouineur mais aimant, qui cherche, découvre, s’attache aux hommes et au pays. Certains se prévalent d’une approche scientifique du Territoire, d’autre plongent dans son histoire, l’approchent par la loi, par l’argent ou par la politique. Mon approche est simplement celle du cœur. (Lire la suite…)

Le 4 décembre 2009 par | Catégorie : ambiance, Journal de bord, carnet de voyage, sensible | 1 Commentaire

Par Martin BOHN pour Neotourisme. Ce texte illustre le stage : Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Le plaisir de voyager réside en la rencontre. S’immerger dans une culture étrangère, approcher des territoires de pensée nouvelle, échanger avec un peuple inconnu… Alors, l’espace d’un dialogue, d’un danger ou d’un accueil bienveillant, expérimenter une amitié neuve.

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN

Voyager signifie marcher en terre inconnue, découvrir de nouvelles sensations, épreuves et plaisirs inédits. Vivre pleinement la nouveauté, regard écarquillé, cœur à l’affût. Se retrouver quasi muet dans une langue aux sons étranges et, par la magie des ressources humaines, trouver d’instinct son langage primitif et puissant : parler en gestes, plonger dans les yeux de l’autre avec une acuité vive. S’enrichir d’un vocabulaire neuf, constater que l’on s’adapte sans limite, expérimenter sa puissance partout et oser confronter sa conscience à celle d’un peuple aux mœurs bâties sur d’autres lois.

Cette rencontre augmente le pouvoir du voyageur. Il est rassuré par sa propre résistance et les aides que la providence lui apporte. “On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait”, notait justement l’écrivain-voyageur Nicolas Bouvier (L’usage du monde).

Ici, l’âme du néo-touriste touche aux racines de la rencontre. Se provoquer soi-même en cherchant la différence, observer comment, sans repère, s’invente une solution. Et ouvrir grand les sens à ce qui fait l’aventure, libre des pollutions commerciales organisées, lavée de tout artifice, offerte aux surprises quotidiennes quand le rythme et l’esprit du voyageur s’accordent au sol qu’il parcourt. En marchant sur une terre inconnue, le voyageur creuse la connaissance de soi.

Le 20 juillet 2009 par | Catégorie : 05 FORMATION, ambiance, écrire sur internet, Journal de bord, carnet de voyage, littéraire, sensible | Aucun commentaire

La plus grande escroquerie de toute l’histoire de l’humanité. Pas un mot dans les médias officiels. Une hiérarchie de l’information coupée de toute règle journalistique et humaine.

Par M.B.

Une des règles de base du journalisme réside en la hiérarchie de l’information: diffuser en premier le plus important, pour son public à une date donnée. Vous allez voir que les médias officiels appliquent d’autres règles quand il s’agit du plus grand casse de l’histoire humaine…

Si le public, c’est vous, demandez-vous ce qui est le plus important dans votre vie. Et ensuite, si la presse que vous consommez correspond à votre hiérarchie intérieure. Pour ma part, le plus important dans la vie, c’est l’amour. En conséquence de quoi, je ne suis pas un lecteur assidu du Monde, qui fait assez rarement sa une sur l’amour.

Adoptons maintenant un autre ordre des choses, une hiérarchie matérialiste. Priorité à la politique et l’argent. Le Monde s’y intéresse bien davantage, ainsi qu’aux questions sociales, essentiellement ramenées à l’argent. Par exemple, aujourd’hui:

Une étude décrypte le « déclassement social » en France. Ce rapport a été remis jeudi 9 juillet 2009 à la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet…

Comme ce genre d’écriture universitaire, sans aucun angle journalistique ni talent d’écriture, accélère mon transit intestinal, je me livre à quelques pérégrinations internet au gré de mes centres d’intérêt.

Et finis par dénicher une vidéo américaine présentant l’information suivante:

9700 milliards de dollars américains « égarés » par la Réserve Fédérale (FED).

La vidéo du 5 mai 2009 oppose le congressman Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman.

Monsieur demande à Madame où sont passés les 9700 milliards de dollars et qui a bénéficié de cet argent. Madame ne répond pas, bafouille des idioties brumeuses, très gênée, presque terrifiée, parfois aidée par une assistante penchée à son oreille.
De son côté, la presse nationale française ne bafouille pas, elle reste muette. Zéro question. Une telle somme américaine, Le Monde s’en fiche: $9.700.000.000.000 évaporés sous nos yeux ébahis…

Complot financier mondial

Maintenant que vous avez lu ces lignes et regardé la vidéo, oserez-vous un jour encore dans votre vie utiliser sans rougir de honte, l’expression « théorie du complot » ? Cette escroquerie délirante ne semble pas mériter une brève dans un média national. N’aurait-elle aucun lien avec tout ce qui se produit sur Terre depuis dix ans? Je crois que j’avais raison de me méfier de la famille Bush, et de sa version de la démolition des trois tours du Word trade center, et de ses financiers, et de ses copains assassins. Et de la presse qu’ils contrôlent et ne s’indigne pas des génocides qu’ils perpétuent pour le pétrole et le pouvoir (Irak, 700.000 morts, Afghanistan, je n’ai pas de chiffre). On évite d’y écrire avec un angle journalistique, on oublie la prospective socio-économique intelligente, on y interdit l’enquête indépendante.

J’explique depuis des années la mutation économique qui s’annonce, et les discours tenus par certains pouvoirs. Ca n’est pas une crise, c’est un mouvement financier mondial prévu, orchestré en secret par des puissants de l’ombre. Leur but et leur stratégie concernent la population mondiale mais restent cachés. Sauf aux personnes qui ont suffisamment étudié les symptômes de ces malades du pouvoir, plus puissants qu’aucun empire de l’histoire humaine. Pensez à ce pactole, subtilisé par ceux qui dirigent l’instauration d’un nouvel ordre mondial.

Déontologie

Chaque journaliste qui entend cette histoire et ne se renseigne pas, démissionne de sa mission déontologique. Chaque journaliste qui obtient des bribes d’informations et ne les diffuse pas, choisit d’obéir à la pédagogie de la peur installée dans notre société dès l’école. Il soumet son esprit à son estomac, vend son silence contre sa pitance. Cela me rappelle les tristes heures de la collaboration en France. Les collabos ont fait des petits.

Allez savoir pourquoi, j’ai l’intuition que ce petit homo sapiens si sympathique et expert (par atavisme) en détournement d’argent sait où est passé le magot géant:

Compte-rendu de l’entretien entre Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman (repris depuis ce site). (Lire la suite…)

Le 9 juillet 2009 par Martin | Catégorie : 05 FORMATION, 06 INFO, décryptage, journalisme, littéraire, médias, vidéo | Aucun commentaire