[billet d'humeur] Le sein qui rend fou l’ubuesque président d’Ukraine

Exercice d’écriture en 1 heure : billet d’humeur ironique

L’ubuesque président ukrainien Alexander Lukaschenko est très frileux : un sein en hiver et le délicat potentat tremble. Alors, il échauffe la manifestante dépoilée. Il lui tondrait même la tignasse, disent les trois frivoles frictionnées lundi : elles ont osé déployer gorge et poumons au siège du KGB à Minsk. Mais Lukaschenko, fort émotif, craint la douceur mammaire. Sus au lolo nu ! crieraient ses poulets. Raides dans leur policière autorité, ils raflent les poules. Après 300 km en bétaillère, elles sont lâchées en forêt, déplumées du poitrail. Avec sévices offerts par la maison. Une coupe de cheveux notamment et friction du corps à l’essence. C’est gentil tout plein : il gèle à pierre fendre dans le décembre ukrainien.
Martin

Ukrainiens lolos

Notes de titre :
Manifestantes aux seins glacés pour le givré Lukaschenko
Le lolo qui fait trembler le petit Lukaschenko
Face aux lolos  givrés, coup de chaud pour Lukaschenko
Le 23 décembre 2011 par admin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, billet d'humeur, écrit web, journalisme, langage, vidéo | Aucun commentaire

Billet d’humeur / Soins médicaux en France : « suppôt de pauvre ! »

« J’avoue, Monsieur, ce chiffre sent la tombe, 29% : Trois Français sur dix rebroussent chemin face au médecin. Pas la phobie de l’aiguille, non. La crainte de l’honoraire. Trop salé pour la bourse vide. Mais nous avons le pauvre élégant, en France. Il grelotte chez lui et il la ferme.
Invisible à la Sécu, absent de la salle d’attente, voilà sauvé notre honneur. Car si on le dénombrait dans la foule, le Français crasseux nous mettrait le rose aux joues, Monsieur. A cause de lui, voilà notre jolie réputation de santé tricolore derrière les Etats-Unis ! Il fait meilleur frissonner chez Disney.
En attendant, reprendriez-vous de ce refrain : Douce France, cher pays de mes vacances ?
- Certes oui, mais pourquoi faire ?
- Un suppositoire, Monsieur. »
Martin

Billet d’humeur rédigé pendant que mes stagiaires, journalistes de télévision, pondaient le leur, sur le blog d’exercices.
Le 4 octobre 2011 par admin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, billet d'humeur, écrire sur internet, journalisme | Aucun commentaire

Un magnifique courrier du condamné à mort Troy Davis appelle à plus de justice humaine

Par Martin BOHN

Ce courrier du condamné à mort Troy Davis m’a ému par sa profondeur. Il illustre ce que j’enseigne à bien des publics : La puissance d’un texte vient de la fidélité à votre parole intérieure. Celle de Troy Davis est puissante. Elle mérite d’être diffusée.


Ce noir américain a rédigé cette lettre en 2008, texte publié dix jours avant d’être tué sur décision judiciaire, jeudi 22 septembre à 5h08 (heure française). La « justice » états-unienne l’accusait d’avoir tué un policier blanc, crime qu’il a toujours nié. Ses derniers mots ont été pour la famille de ce policier, Marc MacPhail : « Je n’ai pas personnellement tué votre fils, votre père et votre frère. Je suis innocent. »
Les nombreuses péripéties judiciaires faisaient douter de sa culpabilité : aucune arme, aucune trace, sept témoins qui se sont rétractés en expliquant les pressions de la police pour les faire accuser Troy.

Troy Davis a appelé à poursuivre l’enquête pour qu’éclate un jour la vérité. Son avocat a dénoncé un « lynchage légalisé ».

Voici ma traduction du courrier de Troy Davis :

« Je veux remercier chacun de vous pour vos efforts à servir les droits de l’homme et la bonté humaine. Ces dernières années, j’ai vécu tant d’émotion, de joie, de tristesse sans jamais perdre espoir. C’est grâce à vous tous que je vis aujourd’hui. Je regarde ma sœur Martina,  et je m’émerveille de son amour pour moi et bien sûr je m’inquiète pour elle et sa santé. Mais elle est mon aînée et m’assure qu’elle n’abandonnera jamais son combat pour me sauver la vie et prouver mon innocence dans ce crime affreux.

Je sens votre chaleur

Quand je lis vos mails du monde entier, d’endroits que je n’avais jamais imaginé connaître jusqu’alors, de personnes aux langues, cultures et religions dont je peux seulement espérer voir la main tendue, je suis submergé d’une émotion qui m’emplit le cœur d’une joie débordante, à couper le souffle. Je ne trouve pas les mots pour dire la force que je reçois de vous tous. Elle solidifie ma foi et me montre sans cesse qu’il ne s’agit pas seulement d’une condamnation à mort, ni du cas Troy Davis : il s’agit d’une affaire de justice et d’esprit humain afin que triomphe la vraie Justice. Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux tous vous voir mais je peux imaginer vos visages. Je ne peux vous entendre parler mais vos lettres m’emportent aux confins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement mais je sens votre chaleur chaque jour que je vis.

Je suis libre !

Alors merci, et rappelez-vous que je suis dans un lieu où l’exécution peut seulement détruire votre forme physique. Mais grâce à ma foi en Dieu, à ma famille et à vous tous, j’ai été libéré spirituellement. Peu importe ce qu’il advient dans les jours ou semaines prochaines. Ce mouvement pour abolir la peine de mort, obtenir une vraie justice, dénoncer ce système qui ne sait pas protéger l’innocent, doit être accéléré. Il y a tellement de Troy Davis ! Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu par moi, mais par notre force à nous mobiliser et sauver chaque innocent en captivité autour du globe. Nous devons démanteler ce système injuste ville par ville, État par État, pays par pays. Je suis impatient de me tenir devant vous, peu importe que ce soit physiquement ou spirituellement, car un jour j’annoncerai : « Je suis Troy Davis et je suis libre ! »

Ne cessez jamais de combattre pour la justice et nous gagnerons ! »

Le 22 septembre 2011 par Martin | Catégorie : 05 FORMATION, 06 INFO, décryptage, journalisme, sensible | 2 Commentaires

Miss France tâte du journalisme radio

Quand Miss France présente son premier journal radio sans préparation, elle commet des erreurs de débutante. La vidéo mise en ligne le 15 janvier 2010 sur dailymotion  montre ainsi Malika Ménard  à l’antenne de I-télé La radio. Elle déchiffre tant bien que mal un texte simple, mais parfois maladroit pour l’oral. Elle bute sur les mots, lit d’un ton monocorde en mangeant des syllabes, ricane après s’être trompée comme une enfant timide qui voudrait bien faire. Le constat est simple : Les techniques d’écriture et de lecture radio constituent un métier. Malika le réalise en posant son casque à la fin du flash info, et soufflant sous le coup de l’émotion.

Conseil pédagogique pour Malika : travailler la diction, le placement de voix, la posture corporelle, la concentration, et répéter inlassablement ses écritures de texte… Avec du travail, pourquoi pas ? Tout s’apprend. Sauf être jolie.

Malika Ménard présente le flash info sur I-télé La radio



Le 17 janvier 2010 par Martin | Catégorie : comment lire, journalisme, langage | 2 Commentaires

Hiérarchie de l’information: Quel journaliste enquête sur les 9700 milliards de dollars disparus à la FED ?

La plus grande escroquerie de toute l’histoire de l’humanité. Pas un mot dans les médias officiels. Une hiérarchie de l’information coupée de toute règle journalistique et humaine.

Par M.B.

Une des règles de base du journalisme réside en la hiérarchie de l’information: diffuser en premier le plus important, pour son public à une date donnée. Vous allez voir que les médias officiels appliquent d’autres règles quand il s’agit du plus grand casse de l’histoire humaine…

Si le public, c’est vous, demandez-vous ce qui est le plus important dans votre vie. Et ensuite, si la presse que vous consommez correspond à votre hiérarchie intérieure. Pour ma part, le plus important dans la vie, c’est l’amour. En conséquence de quoi, je ne suis pas un lecteur assidu du Monde, qui fait assez rarement sa une sur l’amour.

Adoptons maintenant un autre ordre des choses, une hiérarchie matérialiste. Priorité à la politique et l’argent. Le Monde s’y intéresse bien davantage, ainsi qu’aux questions sociales, essentiellement ramenées à l’argent. Par exemple, aujourd’hui:

Une étude décrypte le « déclassement social » en France. Ce rapport a été remis jeudi 9 juillet 2009 à la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet…

Comme ce genre d’écriture universitaire, sans aucun angle journalistique ni talent d’écriture, accélère mon transit intestinal, je me livre à quelques pérégrinations internet au gré de mes centres d’intérêt.

Et finis par dénicher une vidéo américaine présentant l’information suivante:

9700 milliards de dollars américains « égarés » par la Réserve Fédérale (FED).

La vidéo du 5 mai 2009 oppose le congressman Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman.

Monsieur demande à Madame où sont passés les 9700 milliards de dollars et qui a bénéficié de cet argent. Madame ne répond pas, bafouille des idioties brumeuses, très gênée, presque terrifiée, parfois aidée par une assistante penchée à son oreille.
De son côté, la presse nationale française ne bafouille pas, elle reste muette. Zéro question. Une telle somme américaine, Le Monde s’en fiche: $9.700.000.000.000 évaporés sous nos yeux ébahis…

Complot financier mondial

Maintenant que vous avez lu ces lignes et regardé la vidéo, oserez-vous un jour encore dans votre vie utiliser sans rougir de honte, l’expression « théorie du complot » ? Cette escroquerie délirante ne semble pas mériter une brève dans un média national. N’aurait-elle aucun lien avec tout ce qui se produit sur Terre depuis dix ans? Je crois que j’avais raison de me méfier de la famille Bush, et de sa version de la démolition des trois tours du Word trade center, et de ses financiers, et de ses copains assassins. Et de la presse qu’ils contrôlent et ne s’indigne pas des génocides qu’ils perpétuent pour le pétrole et le pouvoir (Irak, 700.000 morts, Afghanistan, je n’ai pas de chiffre). On évite d’y écrire avec un angle journalistique, on oublie la prospective socio-économique intelligente, on y interdit l’enquête indépendante.

J’explique depuis des années la mutation économique qui s’annonce, et les discours tenus par certains pouvoirs. Ca n’est pas une crise, c’est un mouvement financier mondial prévu, orchestré en secret par des puissants de l’ombre. Leur but et leur stratégie concernent la population mondiale mais restent cachés. Sauf aux personnes qui ont suffisamment étudié les symptômes de ces malades du pouvoir, plus puissants qu’aucun empire de l’histoire humaine. Pensez à ce pactole, subtilisé par ceux qui dirigent l’instauration d’un nouvel ordre mondial.

Déontologie

Chaque journaliste qui entend cette histoire et ne se renseigne pas, démissionne de sa mission déontologique. Chaque journaliste qui obtient des bribes d’informations et ne les diffuse pas, choisit d’obéir à la pédagogie de la peur installée dans notre société dès l’école. Il soumet son esprit à son estomac, vend son silence contre sa pitance. Cela me rappelle les tristes heures de la collaboration en France. Les collabos ont fait des petits.

Allez savoir pourquoi, j’ai l’intuition que ce petit homo sapiens si sympathique et expert (par atavisme) en détournement d’argent sait où est passé le magot géant:

Compte-rendu de l’entretien entre Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman (repris depuis ce site). (Lire la suite…)

Le 9 juillet 2009 par admin | Catégorie : 05 FORMATION, 06 INFO, décryptage, journalisme, littéraire, médias, vidéo | Aucun commentaire

Atelier d’écriture d’un papier d’ambiance: ce que je ressens ici et maintenant

Le clavier me chauffe les poignets. Mon ordinateur portable s’enflamme avec ce climat de vacances. Ciel bleu et soleil brûlant en matinée sur Limoges. Ici, en salle de formation à France 3, les touches crépitent et les stagiaires soufflent et transpirent. Moi aussi.

Je lève les yeux avec plaisir vers la longue tablée que je préside. Dès que ma peau s’humidifie de sueur, j’attrape la télécommande de climatisation. Sceptre royal qui ordonne la température des corps et l’aisance du cerveau. Parfois, c’est juste le spectacle d’un visage luisant qui me rappelle de presser le bouton jaune de l’émetteur. Aussitôt, une bouche grillagée au plafond exhale son souffle glacé et vient me saisir la nuque.

Une climatisation qui me serre la gorge

Les muscles se raidissent sous la morsure progressive, et j’éteins rapidement la soufflerie d’air sec et pollué de bactéries. Est-ce le froid ou la toxicité de l’air qui m’irrite la gorge en quelques secondes ? J’ai l’impression d’avoir avalé une ortie depuis que je jongle avec la clim’. Ma voix faiblit tandis qu’une main de glace s’apprête à m’étrangler.

Voilà mon souci: jongler entre une gorge saine et une sudation mesurée, afin d’épargner les occupants de la salle. Entre la chaleur qui plombe les paupières et l’étranglement du froid mécanique, l’atmosphère brûlante qui trempe ma chemise ou le confort provisoire d’un air pollué, l’aisance maintenant que je paierai d’une bronchite plus tard…

Mon corps ne chauffe pas encore mais les tempes me serrent légèrement. Fatigue des jours à animer le stage malgré mon agréable chambre d’hôtel. Chaleur de l’été et de l’ambiance, heureusement. J’ai plaisir à transmettre mon expérience de l’écriture (rédiger sur le web), dans ce groupe de télévision française. Une chance, mes stagiaires sont motivés et doués. Satisfaction intellectuelle qui s’ajoute à l’atmosphère cordiale de personnalités riches, avenantes et promptes à l’imaginaire souriant. Le chaleur que mon corps fuit, mon esprit l’apprécie. Je suis impatient de lire leur production dans quelques minutes. Ils doivent rédiger un texte répondant à la question: Qu’est-ce que je ressens ici et maintenant?

Martin BOHN

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Des extraits de leurs textes:

Satanée boule

1er juillet 2009

J’ai la boule au ventre.
Martin, mon tortionnaire, me demande d’exprimer sur une feuille, qui risque de rester bien blanche, ce que je ressens à ce moment précis. J’ai une heure, il me faut trois jours. C’est exactement le moment que je redoutais en acceptant de venir ici. Maintenant, je suis là, comme un con devant mon ordinateur.
Je retrouve cette terrible sensation, la boule monte et reste coincée sous le sternum. Mes mains tremblent à l’idée de surmonter le deuxième obstacle… la lecture en public.
Cette sensation, j’ai une longue histoire avec elle. Depuis l’école, où mes profs étaient habitués à mes pages blanches.
J’ai envie de trouver un prétexte pour esquiver. Je veux retrouver ma caméra ou mon appareil photo. C’est avec lui que je me sens le mieux, caché derrière son viseur, à faire ressortir les pensées des autres.
Je veux rentrer chez moi, retrouver ma famille, mes instruments, jouer au tennis.
Que dire ? Que faire ? Il me reste vingt minutes, j’ai encore le temps de partir, loin, loin de cette salle de torture.
En me relisant, j’ai le sentiment de m’être pris au jeu.
Mes mains ne tremblent plus. Cette satanée boule est sortie, merci Martin, mais que faire avec ? L’enfouir et la ressortir dans dix ans lorsque mes filles me demanderont de les aider à leurs dissertations ? Profiter de l’avoir dans la main et l’apprivoiser ?
Je besoin d’une pause. Je vais l’emmener faire un tennis… c’est bien le tennis. Je vais pouvoir me défouler, elle s’en souviendra autant que moi et le sale quart d’heure que je viens de passer.

Thomas

Les 5 sens

1 juillet 2009

Ma peau est moite.
Mes doigts poisseux.
Et ma gorge sèche.
Le regard rivé sur un écran sans âme.
Je tente de me ressentir!
Ça va, comme tous les matins j’ai mis mon parfum…
Est-ce qu’il va durer toute la journée ?
Une journée chaude, ça se prévoit.
sinon c’est le chaos.
Une vision d’horreur me submerge.
La sueur ruisselle le long de ma colonne vertébrale.
Mon haleine devient fétide.
Mes pieds suintent avec une légère odeur de camembert.
Ma respiration s’accélère à la limite de la suffocation.
Non, c’est un cauchemar.
La climatisation fonctionne avec son ronron régulier.
Je sens sur ma peau, une légère brise.
Et le regard bienveillant de mes collègues.

La formation professionnelle est elle un outil d’évolution dans son travail ?

Un rétro projecteur, des tables, des murs blancs, bienvenue dans l’univers de la formation. Dans cette pièce, impersonnelle la soif me tenaille. La chaleur est présente, je viens de chercher un verre d’eau fraiche, en vain, il n’y a plus de gobelets. Je suis en formation. Avez-vous remarqué combien les salles de formation ressemble a des blocs opératoires, blanc, lyophilisés ?. Comme si un quelconque décor, une affiche, de la couleur pouvait perturber la concentration du formé que je suis. Régulièrement le bruit de la climatisation me rafraichit. Sur l’inévitable paperboard il y a nos adresses de blog, on peut ainsi découvrir le travail des autres, le juger, le corriger. Tout cela se passe en bonne intelligence, personne ne critique ou ne descend les autres. Les remarques sont constructives, et au final le stage est bénéfique. J’ai participé à des formations ou la foire aux égos dépassait tout débat constructif. Le stage était intéressant mais au fond qu’ai-je retenu ? Ici ce n’est pas le cas, je m’y sens bien, j’ai envie que cette formation continue. Ce n’est sans doute pas un hasard, je construis mon projet professionnel autour d’une évolution vers le web, sur ses apports mais aussi sur ses dangers. En 3 jours, je n’ai eu qu’une confirmation de mon choix d’évolution professionnelle. Mais à la fin d’un tel stage une question me taraude, ne va-t-il pas engendrer plus de frustration que de satisfaction ? Frustration de ne pouvoir exercer ce que j’ai appris ici, dans le cadre de mon activité professionnelle, et au final me dire , qu’il est grand temps de franchir le pas et faire ce qui me fait envie. Ai-je besoin d’un tel stage pour m’en convaincre ?
Olivier

Je devrais commencer par imaginer la chute de ce papier…

C’est ce qu’on m’avait appris un autre jour, dans une autre vie à une époque où le stylo bic voir le mont-blanc, c’était selon, remplaçait les cliquetis des ordinateurs qui ce matin me déconcentrent. Chacun est dans les starting-block. Je serai rassuré lorsque je serai arrivé au bout de cette course en sachant que pour l’heure bien des obstacles m’attendent…
Mais j’y pense… Je ne suis en compétition qu’avec moi-même. Il n’y aura pas de classement ni de bon point distribué à l’issue de cette épreuve. Alors que suis en train de vouloir me prouver ? Que je ne suis pas plus con qu’un autre ou qu’il me faut bien admettre que l’avenir de mon blog aura vécu le temps que vivent les roses, l’espace d’un instant… Merde ! Je suis en train de donner dans l’écriture « sensitive »… Reprends-toi Eric. Sujet, verbe et complément. Même ces trois mots là mis bout à bout ne font pas une phrase ! Je ne crois ne pas avoir répondu à la question « qu’est ce je ressens ici et maintenant ». Pourquoi n’ai-je pas tout lu Freud et Lacan ? C’est décidé, ce soir je commence par « l’inquiétante étrangeté ».
Eric


Le 1 juillet 2009 par admin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 05 FORMATION, ambiance, journalisme, sensible | Aucun commentaire

La langue française occupe une belle place dans le monde, selon le linguiste Claude HAGEGE

Cette interview vidéo du linguiste Claude HAGEGE est intéressante à plusieurs titres. Il rappelle la belle place mondiale de la langue française, qui vient juste après l’anglais par son rayonnement international. Et puis, deux remarques pour introduire cette vidéo : elle révèle la dimension mécanique des questions préparées dans les médias audiovisuels, car l’improvisation est difficile en direct, sous la tension nerveuse du plateau. Du coup ressort, à l’opposé du discours contrôlé de la journaliste, le naturel de l’interviewé sur un sujet qu’il maîtrise. Cela se traduit par la répétition ridicule de la présentatrice Marie Drucker, malgré son expérience professionnelle. Elle a un geste spontané – donc intéressant – qui engendre à lui seul le succès de cette vidéo sur Youtube.
Un moment de vérité à la télévision, et c’est le buzz.

Le 14 avril 2009 par admin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 06 INFO, journalisme | Aucun commentaire

Rédiger sur le web : responsabilité juridique du blogueur

Quelle est la responsabilité éditoriale du blogueur? Sur le blog érudit de maître Eolas, le sujet est abondamment traité.  Il prend sa source dans la Loi sur la confiance en l’économie numérique (LCEN).

Le blog de l’avocat est plus agréable à lire que la loi. C’est long, concret et fort bien documenté.

Le 6 avril 2009 par admin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, écrire sur internet, internaute, journalisme | Aucun commentaire

Style d’écriture d’une presse orgueilleuse: «Messieurs, écrivez emmerdant!»

Par Martin BOHN

La phrase est assassine. «Messieurs, écrivez emmerdant!» ordonnait le fondateur du quotidien Le Monde, Hubert Beuve-Méry, à ses journalistes. Il n’avait rien inventé.

Cet affront au plaisir de lire remonte au XIXe siècle. Ainsi, Adrien Hébrard donne pour consigne à ses rédacteurs du Temps: «Surtout, faites emmerdant». Heureusement, le métier évolue. Au début du XXe siècle, le journalisme français se libère, doucement, de cette injonction. Le style s’inspire désormais de Léon Bailly qui répète aux reporters de L’Intransigeant : « Étonnez le lecteur ! » Et l’Illustration découvre la couleur. Tout le métier évolue, en matière de style, phrases plus courtes, pensée moins universitaire et plus proche du lectorat. La presse devient plus réaliste et lisible. Sauf Le Monde.

Signe d’une époque où, pour se vendre, le journalisme sérieux doit porter cravate, verbe pompeux et récit roboratif. Et puis les lecteurs font valoir leurs droits. Ils boudent la presse du costume trois pièces. Celle qui, gonflée de son importance d’être feuilletée dans les ministères et universités, flatte l’ego, affiche une appartenance sociale, évoque une caution morale, illusoire estime. Plume de chef indien. Toque de cuisinier. Cocarde au pare-brise de parlementaire. Poitrine gonflée du gorille.

Adrien Hébrard, patron du Temps

Le lecteur de la presse emmerdante en joue. Il laisse négligemment traîner l’exemplaire du Monde sur la table. La têtière doit dépasser de l’attaché-case dans le train. La lecture de tel article est rappelée l’air de rien au détour d’une conversation: «Je lisais ce matin dans un article du Monde…» La presse chiante ne se jette pas trop vite. Elle doit être lue un peu, avant d’être jetée, le temps de se plonger dans l’article de ce nom illustre, tant il est vrai qu’elle concentre certains talents journalistiques. N’est-elle pas une référence? Cette aristocratie d’écriture ne résiste plus à la réalité économique, ni sociale, ni même journalistique. Car le théâtre politico-économique mondial continue de faire monter la tension, abat son dernier jeu, à la limite de faire monter sur scène les maîtres de l’ombre avant le rideau final. Mais l’heure n’a pas sonné. L’écriture spontanée ne peut pas encore prendre le pouvoir dans les médias officiels.
Ainsi, les journalistes du Monde, grands analystes de l’économie pourtant, n’auraient pas le droit d’expliquer les manipulations bancaires préalables au krach boursier. Qui oserait publier que le dollar est une monnaie privée depuis 1913? Qui oserait relayer les informations sérieuses et néanmoins populaires, qui dénoncent les innombrables complots politiques, économiques, financiers… dont nous voyons mondialement les traces affreuses jusque dans les vies de gens honnêtes. Le Monde et Libération sont devenus, par l’actionnariat, journaux de banques qui tuent l’économie et asservissent l’humain tout autour du monde, fabricant un système d’esclavage mondial avec 8 millions de morts de faim chaque année. Le Figaro appartient à un marchand d’armes. L’essentiel des médias français appartiennent à Dassault ou Lagaradère. Marchands de mort. Au fur et à mesure que les populations prennent conscience des magouilles, malgré les efforts des puissants, cette presse emmerdante s’avère d’un ennui mortel. Elle en crève.

Le 28 mars 2009 par admin | Catégorie : décryptage, journalisme, médias | 4 Commentaires