Exercice : papier sensoriel et émotionnel. Réparer le manque d’humanité fréquente dans l’écriture. Racontez un moment fort à vélo.
Question d’angle : Comment ai-je vaincu la fatigue en grimpant le col de Roncevaux à vélo ?
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Je suis presque à bout de forces. En danseuse depuis une heure. Je dois pardonner.

Pour vaincre la fatigue, je vais devoir pardonner. Il y a une heure que je grimpe en danseuse. Soudain, l’évidence s’impose : Je suis tellement fatigué. Combien de temps vais-je tenir ?
Mon vélo est chargé de 15kg de matériel. Tente, duvet, nourriture… Dont 1kg de jambon que nous venons d’acheter à Bayonne. Plus une bouteille de floc de Gascogne qu’on déguste à petites lampées le soir, quand le repos devient cadeau. Mais là, j’ai le moral dans les chaussures. Concentré sur chaque coup de pédale de mon vélo demi-course. Avec cette question : vais-je atteindre le sommet ? Il me reste deux heures pour franchir le col de Roncevaux. Trente kilomètres avant l’Espagne. J’ai lâché mon ami d’enfance dès les premiers kilomètres. Nous l’ignorons encore, mais son frein arrière touche la jante en permanence. Et puis, il pèse plus que moi. Il fera une chute d’hypoglycémie, sans ressource : j’ai dans mes sacs toute la bouffe et les coupe-faim. Une moto le tirera jusqu’au col.

A mon stade de fatigue, l’expérience sportive se transforme en (Lire la suite…)

Le 13 septembre 2016 par Martin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 05 FORMATION, 08 Martin BOHN, ambiance, blocage d'écriture, Journal de bord, carnet de voyage, langage, littéraire, sensible | Aucun commentaire

Retour de stage pour un organisme touristique – regard du formateur – style trop littéraire – blocage d’écriture

mise à jour le 22 janvier 2013, par M.B.
Quand je dis que mes stagiaires m’apprennent beaucoup… Cette phrase m’a stupéfait et ouvert les yeux sur un aspect de la pédagogie dont je n’avais pas conscience : « Ton style littéraire m’avait fait peur. Je n’ai pas ce niveau. » En lisant quelques papiers sur mon blog, les futurs « élèves », professionnels du tourisme, avaient déduit qu’ils seraient livrés à « un expert difficile à suivre ».

Ils furent vite rassurés : je peux parler comme tout le monde, et l’ambiance fut un régal. Mais je garde cette réaction en mémoire. Voilà qui nous renvoie aux blocages d’écriture : Un adulte peut stresser si on lui impose un style qui l’a traumatisé. L’effet de résonance d’une douleur ancienne…

Dénouer les peurs et blocages d’écriture occupe une large part de mes stages désormais. J’explique les origines et moyens de se dégager de ces petits pièges psychologiques qui peuvent paralyser devant une copie blanche. Et chaque fois, les stagiaires me disent avec quel plaisir ils se sont sentis libérés de la crainte d’écrire. Former, c’est donner les clés.

Le 24 septembre 2012 par marieM | Catégorie : 08 Martin BOHN, blocage d'écriture, peur de la page blanche | Aucun commentaire