Par Martin BOHN.
Ce texte illustre le stage :
Apprendre à écrire un journal de bord, rédiger son carnet de voyage.

Je marche en montagne, sur le sentier surplombant un ruisseau de montagne. Ce long cours d’eau s’engouffre dans les parois rocheuses, enserré par les falaises de granit qui le compriment. Elles s’écartent soudain pour former un lac vert.

Les arbres escaladent les pentes, forêt éparse. Je prends le chemin à vélo avant d’emprunter un sentier minuscule, à peine carrossable, jusqu’au point où le sentier s’enfuit dans les herbes et les feuilles en pente raide.
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Le 8 mai 2017 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, 08 Martin BOHN, ambiance, écrire sur internet, Journal de bord, carnet de voyage, sensible | 3 Commentaires

Un engin de mine écrase la voiture de son patron

Exercice d’écriture, décrire la vidéo ci-dessus en deux versions. V1 : rigoureux, sérieux, mots-clés + phrases courtes. V2 : blog perso ou Facebook, ton libre, spontané, en se mettant à la place des personnages de la vidéo.

V1 Description des faits, type billet d’agence

Un cadre moustachu de chantier parle devant une caméra. Casque blanc, manteau orange, de la vapeur sort de sa bouche dans l’air froid. Soudain, un tracteur de mine gigantesque arrive derrière lui. Les immenses roues chaînées arrivent devant une Mercedes blanche. Le godet à mi-hauteur surplombe déjà la voiture du patron. Le tracteur continue, sa roue contre le pare-choc pousse l’auto en marche arrière sur le sol glacé. Après une trentaine de mètres, le conducteur d’engin abaisse le godet. Il écrase la Mercedes comme du carton. Alors, la roue géante grimpe sur la voiture, creuse une rigole géante dans la carrosserie. La roue arrière parachève le travail. L’auto est aplatie dans toute sa longueur. Le phare avant gauche clignote. Côté conducteur, il reste un rétroviseur et une portière intacts.

V2 Billet d’humeur en se mettant à la place des personnages de la vidéo

« Dis patron, tu l’as garée où, ta belle merco ? Parce que là, j’suis au boulot. Tu sais, conducteur d’engin. Le tracteur de mine avec les roues de 4m de haut et le godet plus grand que ta caisse. Tu sais patron, aujourd’hui, je t’emmerde. T’as pas voulu m’augmenter? Depuis longtemps, tu me méprises. D’ailleurs, tu me connais ? Allez, je suis sûr que ce soir, tu n’oublieras pas mon nom. Ni ta bagnole, d’ailleurs. Ta chère voiture blanche, avec son étoile Mercedes toute propre. Ah, tiens, elle est garée pile sur ma route. Devant mon pneu. C’est drôle, elle est toute petite, ta bagnole de riche, devant mon tracteur d’ouvrier. On dirait un jouet de minot. C’est comme le regard de mépris que tu nous jettes sur le chantier. T’as l’air de mesurer 4m de haut et de nous voir comme des fourmis. Bon. On va voir si le toit de ta voiture de fourmi aime mon godet. Hooo, y’a plus de toit ! Désormais, t’es propriétaire d’une décapotable. Voyons maintenant si Mercedes aime qu’on lui passe dessus. Depuis le temps que tu nous écrases… ça alors, quelle souplesse ! C’est du carton, une merco! Elle épouse parfaitement mon pneu géant. Belle sagesse, finalement : ta voiture, c’est comme ta grande gueule : Du carton. »
M. B.

Le 18 mars 2017 par Martin | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, écrire sur internet, langage, vidéo | Aucun commentaire

Par Damien Cirotteau et Maria Mancilla

Une explication (fausse) est plus ou moins admise par ceux qui s’intéressent à la question: le clavier Qwerty (et sa variante Azerty) a été inventé pour ralentir la vitesse de frappe sur une machine à écrire.
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Le 26 août 2013 par | Catégorie : écrire sur internet | Aucun commentaire

Mis à jour le 21 janvier 2013

Savez-vous ce qu’un texte traduit de vous ? Bien des choses, en somme, et pas toujours heureuses ; en ce sens, plus que n’en voudrait l’auteur ou son entreprise…
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Le 21 décembre 2012 par marieM | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, écrire sur internet, langage | Aucun commentaire

Par Martin BOHN

Quinze ans pour oser publier ce texte. Mon éthique est en ligne. En 2mots : plus humain.

C’est fait. J’ai osé publier l’éthique de mon travail pour la première fois depuis 15 ans. Curieusement, cette dimension supérieure de mes formations m’inspirait la pudeur. Je n’osais pas aborder spontanément ces principes qui structurent ma carrière. Pas à l’écrit. Pas sur internet. Osons le mot, j’avais peur.

Et le déclic s’est produit soudain. Comme un fruit mûr prêt à tomber, j’ai rédigé d’une traite, relu, corrigé, relu mille fois, fait relire. Bref, en 24 heures, la page était en ligne.

Pourquoi je n’osais pas en parler plus tôt ? Quelles craintes retenaient ma plume, moi qui enseigne justement à la libérer ? Je craignais d’être jugé sur l’intime, domaine éminemment sensible. La crainte de voir sali le domaine le plus pur de mon travail, celui des valeurs. Champ de neige immaculé.

Publier cette éthique a une fonction : personnaliser mon site, humaniser la relation avec le stagiaire et finalement, pratiquer ce que je conseille en stage. Nous avons besoin de réchauffer ce média froid, le web n’est pas assez humain.

Alors je me suis mis à nu dans cette approche. Au moment de cliquer sur le bouton « publier », mon cœur tapait. J’ai ouvert les rideaux sur mon espace intérieur. Puis les commentaires des proches m’ont encouragé. Allez savoir, c’est peut-être le premier texte d’une longue liste.

Le 13 avril 2012 par Martin | Catégorie : 03 ECRITURE AFFINEE, 05 FORMATION, 07 PEDAGOGIE, décryptage, écrire sur internet | Aucun commentaire