L’ubuesque président ukrainien Alexander Lukaschenko est très frileux : un sein en hiver et le délicat potentat tremble. Alors, il échauffe la manifestante dépoilée. Il lui tondrait même la tignasse, disent les trois frivoles frictionnées lundi : elles ont osé déployer gorge et poumons au siège du KGB à Minsk. Mais Lukaschenko, fort émotif, craint la douceur mammaire. Sus au lolo nu ! crieraient ses poulets. Raides dans leur policière autorité, ils raflent les poules. Après 300 km en bétaillère, elles sont lâchées en forêt, déplumées du poitrail. Avec sévices offerts par la maison. Une coupe de cheveux notamment et friction du corps à l’essence. C’est gentil tout plein : il gèle à pierre fendre dans le décembre ukrainien.
Martin
Comment un stage d’écriture prend vie ? L’ingénierie pédagogique au quotidien : Très longue gestation.Quand je mets en ligne un stage d’écriture, c’est une naissance après une très longue attente. Un stage possède sa propre histoire de vie. Il est conçu, vient au monde, mûrit et meurt. Voici comment.
Conception pédagogique
« Dis Martin, comment faire pour améliorer mon style d’écriture ? Tu me conseilles quoi lorsqu’on a peur de la page blanche ? J’aimerais un avis pour écrire un livre… »
La question d’un stagiaire plante en mon cerveau la première graine. Terre meuble et curieuse, le mental s’en empare avec la gourmandise qu’inspire un mystère. Les questions s’enchaînent en secret, l’enquête commence.
Pourquoi cet adulte exprime un besoin si puéril ? Comment débloquer sa faculté rédactionnelle ? Le style, c’est quoi ? Où trouver, dans le quotidien, des exemples répondant à sa quête d’écrivain en herbe ? Quelles études proposent les spécialistes ? Dans mon expérience d’écrivain, quelles anecdotes démineront ses peurs ?
Car former, c’est apporter d’abord de la confiance, avant l’apport technique. Mes collègues formateurs font ce même constat.
La question de départ germe ainsi en mon esprit. Parfois, des années : huit ans pour le stage sur le juge intérieur. Jusqu’à ce qu’une autre question similaire éveille ma curiosité, attise ma soif pédagogique, et appelle les réponses.
Alors s’enclenche une véritable gestation, la phase d’ingénierie pédagogique démarre en douceur. Je note les questions en vrac, les comportements, la mécanique intérieure. Il me faut des constats, du concret, comme un thérapeute guettant les symptômes, sondant les corps et les cœurs. Notamment en stages d’épanouissement personnel, pour exprimer l’indicible. Les stages plus techniques, écriture journalistique ou artistique, recueillent d’abord témoignages et procédés.
Puis vient la phase test. Des cobayes volontaires m’aident à tester les exercices. Les plus efficaces sont inscrits dans le déroulé pédagogique, bâti en progression régulière. Alors, il n’y a plus qu’à publier le résultat. Ainsi, il vient au monde.
M.B.
Par Martin BOHN
Quinze ans pour oser publier ce texte. Mon éthique est en ligne. En 2mots : plus humain.
C’est fait. J’ai osé publier l’éthique de mon travail pour la première fois depuis 15 ans. Curieusement, cette dimension supérieure de mes formations m’inspirait la pudeur. Je n’osais pas aborder spontanément ces principes qui structurent ma carrière. Pas à l’écrit. Pas sur internet. Osons le mot, j’avais peur.
Et le déclic s’est produit soudain. Comme un fruit mûr prêt à tomber, j’ai rédigé d’une traite, relu, corrigé, relu mille fois, fait relire. Bref, en 24 heures, la page était en ligne.
Pourquoi je n’osais pas en parler plus tôt ? Quelles craintes retenaient ma plume, moi qui enseigne justement à la libérer ? Je craignais d’être jugé sur l’intime, domaine éminemment sensible. La crainte de voir sali le domaine le plus pur de mon travail, celui des valeurs. Champ de neige immaculé.
Publier cette éthique a une fonction : personnaliser mon site, humaniser la relation avec le stagiaire et finalement, pratiquer ce que je conseille en stage. Nous avons besoin de réchauffer ce média froid, le web n’est pas assez humain.
Alors je me suis mis à nu dans cette approche. Au moment de cliquer sur le bouton « publier », mon cœur tapait. J’ai ouvert les rideaux sur mon espace intérieur. Puis les commentaires des proches m’ont encouragé. Allez savoir, c’est peut-être le premier texte d’une longue liste.
« J’avoue, Monsieur, ce chiffre sent la tombe, 29% : Trois Français sur dix rebroussent chemin face au médecin. Pas la phobie de l’aiguille, non. La crainte de l’honoraire. Trop salé pour la bourse vide. Mais nous avons le pauvre élégant, en France. Il grelotte chez lui et il la ferme.
Invisible à la Sécu, absent de la salle d’attente, voilà sauvé notre honneur. Car si on le dénombrait dans la foule, le Français crasseux nous mettrait le rose aux joues, Monsieur. A cause de lui, voilà notre jolie réputation de santé tricolore derrière les Etats-Unis ! Il fait meilleur frissonner chez Disney.
En attendant, reprendriez-vous de ce refrain : Douce France, cher pays de mes vacances ?
- Certes oui, mais pourquoi faire ?
- Un suppositoire, Monsieur. »
Martin
Par Martin BOHN
Ce courrier du condamné à mort Troy Davis m’a ému par sa profondeur. Il illustre ce que j’enseigne à bien des publics : La puissance d’un texte vient de la fidélité à votre parole intérieure. Celle de Troy Davis est puissante. Elle mérite d’être diffusée.
Ce noir américain a rédigé cette lettre en 2008, texte publié dix jours avant d’être tué sur décision judiciaire, jeudi 22 septembre à 5h08 (heure française). La « justice » états-unienne l’accusait d’avoir tué un policier blanc, crime qu’il a toujours nié. Ses derniers mots ont été pour la famille de ce policier, Marc MacPhail : « Je n’ai pas personnellement tué votre fils, votre père et votre frère. Je suis innocent. »
Les nombreuses péripéties judiciaires faisaient douter de sa culpabilité : aucune arme, aucune trace, sept témoins qui se sont rétractés en expliquant les pressions de la police pour les faire accuser Troy.
Troy Davis a appelé à poursuivre l’enquête pour qu’éclate un jour la vérité. Son avocat a dénoncé un « lynchage légalisé ».
Voici ma traduction du courrier de Troy Davis :
« Je veux remercier chacun de vous pour vos efforts à servir les droits de l’homme et la bonté humaine. Ces dernières années, j’ai vécu tant d’émotion, de joie, de tristesse sans jamais perdre espoir. C’est grâce à vous tous que je vis aujourd’hui. Je regarde ma sœur Martina, et je m’émerveille de son amour pour moi et bien sûr je m’inquiète pour elle et sa santé. Mais elle est mon aînée et m’assure qu’elle n’abandonnera jamais son combat pour me sauver la vie et prouver mon innocence dans ce crime affreux.
Je sens votre chaleur
Quand je lis vos mails du monde entier, d’endroits que je n’avais jamais imaginé connaître jusqu’alors, de personnes aux langues, cultures et religions dont je peux seulement espérer voir la main tendue, je suis submergé d’une émotion qui m’emplit le cœur d’une joie débordante, à couper le souffle. Je ne trouve pas les mots pour dire la force que je reçois de vous tous. Elle solidifie ma foi et me montre sans cesse qu’il ne s’agit pas seulement d’une condamnation à mort, ni du cas Troy Davis : il s’agit d’une affaire de justice et d’esprit humain afin que triomphe la vraie Justice. Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux tous vous voir mais je peux imaginer vos visages. Je ne peux vous entendre parler mais vos lettres m’emportent aux confins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement mais je sens votre chaleur chaque jour que je vis.
Je suis libre !
Alors merci, et rappelez-vous que je suis dans un lieu où l’exécution peut seulement détruire votre forme physique. Mais grâce à ma foi en Dieu, à ma famille et à vous tous, j’ai été libéré spirituellement. Peu importe ce qu’il advient dans les jours ou semaines prochaines. Ce mouvement pour abolir la peine de mort, obtenir une vraie justice, dénoncer ce système qui ne sait pas protéger l’innocent, doit être accéléré. Il y a tellement de Troy Davis ! Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu par moi, mais par notre force à nous mobiliser et sauver chaque innocent en captivité autour du globe. Nous devons démanteler ce système injuste ville par ville, État par État, pays par pays. Je suis impatient de me tenir devant vous, peu importe que ce soit physiquement ou spirituellement, car un jour j’annoncerai : « Je suis Troy Davis et je suis libre ! »
Ne cessez jamais de combattre pour la justice et nous gagnerons ! »
Par Martin BOHN
Photojournalisme de guerre, rêve d’étudiant - Une profession à laquelle j’ai renoncé au bout de quelques années - Les collègues tués nous replongent dans un débat sans fin - Quelle plume pèse plus qu’un plomb dans la chair ?
Hommage posthume à André Liohn et Chris Hondros.

J’avais vingt-trois ans, cinq ans de photo dans les pattes, des idéaux plein la tête. Sous mes yeux d’étudiant en journalisme, stagiaire en agence photo, s’étalaient sur la table lumineuse des diapositives de professionnels. Des images comme j’en rêvais. Du photoreportage au long cours, des événements brutaux, sanglants, des paysages magnifiques, des animaux rares. Vie, mort, aventure, émotion.
J’ignorais encore qu’une intense carrière en presse écrite et radio m’attendait, avant d’être propulsé formateur. La photographie me faisait rêver, pour ce mélange de passion et de poussière qu’elle laisse deviner. Je m’imaginais à plat ventre sous les balles pour rapporter des rouleaux d’images choc aux rédactions. Les explosions ne me faisaient plus sursauter depuis l’armée. J’aurais porté le gilet multipoches plein de négatifs et de piles de rechange. Couru sous une rafale pour en réchapper, forcément, ou plus glorieux encore, écoper d’une blessure par balle (sans gravité) et vivre les honneurs réservés à ces blessures nobles. Rapporter un virus de reportage, c’est nul. Une balle, c’est classe. Héraut de la vérité, héros de combat photo.
Le mythe du photographe de guerre
J’écrivais certes, mais avais plus de plaisir encore à écrire avec la lumière, photo-graphein, auraient dit les Grecs de l’antiquité. Pour cette atmosphère de soufre et de gloire, pour sa magnificence du quotidien et la puissance d’un regard qui traduit la beauté dans les pires moments de l’humanité. J’en étais là, rêveur, avec parfois en bandoulière mon boîtier reflex dans les rues de Paris, de Londres ou d’ailleurs. Les amateurs de photo comprendront ce que c’est que de travailler son cadrage au 50mm/1,8 parce qu’on n’a pas l’argent pour s’offrir une optique plus onéreuse. Et de compter ses déclenchements pour les mêmes raisons.

Et puis j’avais l’esprit avide d’informations. De récits. D’anecdotes. L’une d’elles m’a marqué définitivement. La description d’un photographe de guerre de mon âge, talentueux. Mais la vue fanée par les horreurs contemplées. Et dépendant de l’adrénaline sur les zones de guerre. Incapable de rester plus de quelques mois à Paris. Inadapté à une vie paisible, repartant de conflit en conflit en narguant la mort. Et surtout, atteint à un stade observable : « Il a 23 ans et déjà, le regard mort. »
Commentaire désabusé de son lit d’hôpital
Aujourd’hui, j’apprends que deux confrères sont tombés en Lybie. Mon âge. Du plomb dans la chair. La vie les a rappelés avec cette absurdité des temps de guerre.
A l’issue de mon service militaire, j’avais refusé de m’engager en Bosnie comme lieutenant des Casques bleus, malgré le gros salaire offert. Mandat pourri de l’ONU, mission à finir dingue. Des copains de régiment y sont tombés. En agence photo, j’ai refusé certaines missions photos de paparazzi malgré le tas de billet offert, mission de honte à vie. Quand je lis le commentaire de André Liohn, l’autre photoreporter blessé qui annonce le décès de son collègue, je comprends l’intelligence de l’intuition à l’époque :

De son lit d’hôpital en Lybie (Misrata), André Liohn fait un constat amer sur le travail des photographes de guerre :
« Les Libyens ont d’innombrables vidéos et photos prises avec leurs téléphones. Elles sont toutes sans manipulations artificielles destinées à les rendre plus dramatiques ou intéressantes, juste une documentation brute de leurs propre souffrance.
Les photojournalistes, de leur côté, utilisent des iPhones et des artifices bon marché qui montrent à quel point ils sont obsédés par eux-mêmes. Le photojournalisme est en train de devenir une profession vulgaire, dégueulasse et pauvre avec de tels comportements irresponsables ».
Trois heures plus tard, il annonce le décès de son collègue Tim Hetherington, fauché le même jour que Chris Hondros.
Chris et Tim, je vous salue.



2mots vous souhaite d’écrire un beau chapitre de votre vie, avec 365 pages offertes à la créativité de votre esprit.
Par Martin BOHN
Dernier jour du stage Rédiger pour être compris, au CFPJ. Une semaine pour transmettre à mes stagiaires un condensé de techniques d’écriture journalistique. Je leur réserve le papier d’ambiance pour le vendredi. Cadeau pédagogique. Et comme ils ont travaillé rapidement, nous pouvons le commencer au restaurant. Mais en les voyant bavarder, je m’inquiète un peu…
Ils m’inquiètent pour cet exercice. Je devrais dire elles, mes stagiaires, cinq femmes, un homme. Le stage s’achève par ce dernier exercice d’écriture : le papier d’ambiance. Nous avons choisi de le commencer au restaurant Thaïsil. Un thaïlandais à l’atmosphère délicate et la cuisine raffinée.
Mais le groupe discute, savoure son plat sans prendre aucune note. Virginie ouvre le bal sur des récits de Thaïlande. Je suis captivé. Mon esprit plonge dans ce littoral de rêve. J’emporte mes palmes dans ces mers chaudes. J’imagine le voyage. Manger thaï est une manière de faire entrer, par le corps, l’accoutumance à la vaste culture de cette lointaine langue de terre qui sépare la mer d’Andaman de la mer de Chine. Et tout est douceur dans l’assiette. Des saveurs sucrées sur un poulet grillé, accompagné d’un délicieux riz blanc, moi qui en raffole. C’est le moins qu’on puisse attendre d’un bon resto nous apportant la cuisine de Thaïlande, véritable grenier à riz du Sud-Est asiatique.
Grand bonheur
Par un étonnant chevauchement de commandes, mon entrée arrive avec mon plat chaud. J’ai super faim, pas déjeuné ce matin. Alors je mélange les goûts dans la bouche, comme la cuisine thaïlandaise marie dans un même plat les saveurs sucrées et salées, douces et amères… La fraîcheur d’une salade de papaye et citron vert côtoie le poulet grillé au riz blanc, savoureux dans sa cuisson poêlée. La papaye râpée qui croque sous la dent au milieu des carottes et du soja frais, relevée d’une pluie de gingembre doux. Je reviens à mon poulet chaud, grillé dehors et fondant dedans, son enveloppe dorée qui préserve la tendresse de la chair à peine rosée avec cette saveur de citronnelle et de sauce délicieuse.

Tout autour de moi, les stylos sont rangés. Je décide de ne pas m’en inquiéter. Et de faire mon petit bonhomme de repas. J’ai noté quelques mots-clés en support mémoriel, et observe mes collègues, gourmands, savourant avec un même bonheur cette cuisine qui me transporte.
Les discussions deviennent franchement animées, nous imitons des accents de France, entre deux bouchées et rires communicatifs. Et je déguste avec le même bonheur l’atmosphère amicale qui s’est installée encore plus fortement ce vendredi. Je savoure cette saveur invisible et harmonieuse. Et me demande combien j’en retrouverai la trace dans leurs textes.
Retour en salle, lecture des papiers d’ambiance. Je suis pleinement rassuré, heureux, fier d’eux. Les papiers sont vivants, doux, jolis, personnels. Parfois très drôles, souvent teintés d’une poésie que je n’avais même pas évoquée. Je savoure leurs textes avec le plaisir d’un enfant à qui on lit une histoire : mes stagiaires se sont rappelé l’essentiel. Chacun de leurs textes est soigné comme des assiettes de bonne cuisine thaï.
Rentrée chargée : des stages en techniques d’écriture, des demandes de formation intra et du coaching personnel : « Martin, j’aimerais écrire un livre. » Ce thème prends corps.
Les stages de techniques d’écriture reprennent avec la rentrée. Les mails se déversent dans ma boîte. L’agenda noircit. J’ai des piles de papiers à ranger. Heureuse activité d’une entreprise qui croît sans cesse.
Dans l’esprit du formateur, cette profusion créatrice peut s’éparpiller en mille directions. J’ai choisi d’orienter mon travail vers les besoins exprimés. Les demandes des stagiaires et amis.
Ainsi est née la formation de thérapie par l’écriture en outil post-traumatique. Outil puissant.
Ainsi se développe le stage pour apprivoiser la peur de la page blanche, et guérir les troubles laissés par la pédagogie de la peur. Cette horreur du stylo rouge à l’école. Un grand classique dans mes cours, depuis 13 ans. Depuis que j’ai été confronté à un rédacteur en chef de télévision piquant une colère, en hurlant qu’il ne savait « pas écrire ». Sans le savoir, il a généré cette pédagogie réparatrice. Merci à lui…
Il demeure une formation à modéliser. Comment répondre à la demande fréquente : « Dis Martin, je rêve d’écrire un livre, tu peux m’aider ? » Cela m’est confié discrètement, comme un vœu timide et rare, une envie secrète.
Comment offrir mon potentiel à ce qui semble une demande à tiroirs ? Jacques Brel disait : « Je connais un million de personnes qui veulent écrire un livre. » Vaste potentiel… Mais j’ai l’impression qu’il peut se trouver, dans ce nuage d’envies, une voie de travail, de cours d’écriture. Voie d’éveil à l’art de conter son imaginaire. Nous retournons ainsi, sous une apparence sérieuse, au plaisir de l’enfant qui saisit un feutre et s’épanouit sur une immense feuille de papier. Sans honte, concentré dans son plaisir, il joue librement. Devenu grand, il crée. Sauf si un adulte assassin lui a instillé l’idée que « ça n’est pas joli, ça n’est pas comme ça… Non, ça n’est pas ». L’enfant croit tout. Puis il grandit autour de cette blessure cristallisée. Trahison de son potentiel. J’observe cette séquelle chez un stagiaire sur deux.
La création est un art raffiné, fragile. Ces aveux réguliers me témoignent d’une confiance touchante. Je l’accueille avec joie, posée sur ma table, comme une fée.
Quand un texte professionnel comporte des fautes de français, certains lecteurs le remarquent. Selon le type de faute, elle sera plus ou moins visible. Sur l’exemple du beau site de motos italiennes Ducati, c’est flagrant et franchement regrettable. D’autant que la marque fait dans le haut de gamme sportif, la moto de passionné, plutôt luxueuse.

Mais là, Ducati fait très fort sur son site.
« ADJOINTER UNE MOTOS » (sic), propose le comparateur de modèles, tout en spécifiant ensuite un « chassis » en rouge, sans chapeau chinois. Le soleil a tapé trop fort à Bologne. ![]()
Le problème n’est pas une étourderie de webmestre ou de relecture dans l’agence web. C’est le niveau général d’écriture du site, indigne d’une marque haut de gamme par la qualité et le prix de ses produits. Pour les néophytes, Ducati est à la moto ce qu’est Ferrari à l’automobile.