Quand un texte professionnel comporte des fautes de français, certains lecteurs le remarquent. Selon le type de faute, elle sera plus ou moins visible. Sur l’exemple du beau site de motos italiennes Ducati, c’est flagrant et franchement regrettable. D’autant que la marque fait dans le haut de gamme sportif, la moto de passionné, plutôt luxueuse.

Mais là, Ducati fait très fort sur son site. « ADJOINTER UNE MOTOS » (sic), propose le comparateur de modèles, tout en spécifiant ensuite un « chassis » en rouge, sans chapeau chinois. Le soleil a tapé trop fort à Bologne.
Le problème n’est pas une étourderie de webmestre ou de relecture dans l’agence web. C’est le niveau général d’écriture du site, indigne d’une marque haut de gamme par la qualité et le prix de ses produits. Pour les néophytes, Ducati est à la moto ce qu’est Ferrari à l’automobile.

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Le 15 août 2010 par | Catégorie : 02 ECRITURE PRO, analyse web, écrire sur internet, écrit web, médias, réécrire | Aucun commentaire

Vous souhaitez reproduire une des mes œuvres ? Voici la marche à suivre.

Lorsque je diffuse un texte, un dessin ou une photo sur mon site internet, se pose automatiquement la question du droit d’auteur. Chaque internaute peut me piquer le travail diffusé sans payer un sou. En langage juridique, nous dirons qu’il tire profit sans contrepartie de mon “œuvre de l’esprit”. Eh bien le dessinateur Martin Vidberg propose une démarche exemplaire sur son blog de « l’actu en patates ». Nous avons au plan juridique la même démarche. A quoi il ajoute d’autres qualités : un talent graphique qui a la frite, un humour certain et un chouette prénom. Voici donc ce que je peux répondre aux questions que vous me poserez par email pour reproduire une œuvre du site (texte, photo ou dessin) :

Les œuvres sur ce site sont visibles gratuitement mais ne sont pas pour autant libres de droits.
Je fais néanmoins quelques distinctions à cette règle générale :

Pour une école : Vous voulez utiliser un de mes textes en classe ? J’autorise gratuitement la reproduction de mes œuvres pour un usage pédagogique. J’apprécie un compte-rendu ensuite de la démarche et de l’intérêt pédagogique, ainsi que des réactions des enfants. Comme j’aime les enfants et la pédagogie, ce type de demandes me fait grand plaisir. Considérez mon accord pour acquis. Sauf si vous enseignez à HEC, veuillez m’adresser au préalable le contact de votre chef comptable ou le modèle Aston Martin proposé.

Pour un particulier : Vous êtes libre de reproduire ou d’imprimer mes œuvres pour un usage personnel. J’apprécie l’usage des monnaies libres ou les bonnes confitures. Attention : la diffusion sur internet d’une œuvre n’est pas un usage personnel (voir ci-dessous).

Pour un site internet, un blog, un forum : Je ne vois pas d’objection à ce que vous reproduisiez une de mes œuvres sur votre site amateur non engagé politiquement ni idéologiquement, à condition que mon nom et 2mots soient mentionnés.

Néanmoins, cette autorisation ponctuelle ne remplace pas la règle générale : mes œuvres ne sont pas libres de droits. L’utilisation régulière de mes œuvres sur tout site internet est interdite. De même, l’utilisation gratuite sur un site commercial, professionnel ou lucratif est interdite. En cas de doute, demandez-moi par mail.

Pour une publication : si vous souhaitez imprimer un texte, merci de me contacter. Il m’arrive exceptionnellement d’accepter une reproduction gratuite pour certaines associations en fonction de la publication. Habituellement, c’est rémunéré.

Le 5 août 2010 par | Catégorie : 06 INFO, analyse web, écrire sur internet, écrit web, médias | Aucun commentaire

Combien de temps passe l’internaute sur ma page web? La question se pose à tout éditeur de site internet. J’ai eu l’opportunité d’observer cela en animant un stage: j’utilise 2mots pour réaliser des exercices en pages cachées. Mes stagiaires découvraient donc le site. Ils m’ont servi d’informateurs en posant des questions parfois naïves à mes yeux, mais en réalité cohérentes: la navigation dans un site doit être naturelle et facile. J’ai constaté des points à améliorer. Quand l’internaute demande: « C’est où? », la navigation doit être réexaminée…

J’avais notamment comme stagiaire un internaute pressé. Le prototype de l’impatient. Celui qui veut tout, immédiatement. Et débutant sur internet. Résultat, il ne lit pas les explications à l’écran… J’ai eu tendance au départ à penser qu’il abusait, puisque c’était écrit sous ses yeux. Pour réaliser que, finalement, nous faisons tous comme lui. Plus ou moins.

Son temps de lecture de mes pages était réduit au strict minimum. Il appliquait exactement la trinité fondamentale que j’enseigne pour réussir un site internet. En ajoutant une donnée: la rapidité.

Moralité: pour mesurer le temps de lecture d’une page web, sélectionnez votre internaute le plus énervé…

Le 8 février 2010 par | Catégorie : analyse web, écrire sur internet, écrit web | Aucun commentaire