A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,
Golfes d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;
U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silence traversés des Mondes et des Anges :
O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
Arthur Rimbaud
Je pose la question à chaque stage: «Vous rédigez pour qui ? Pour le web, ou pour les lecteurs?» Question de rigueur. Marque de respect envers la langue française, mais aussi envers sa propre parole. Chaque mot prend son sens.
Est-ce que vous parlez POUR le téléphone? Évidemment, non. Aussi bien, nous rédigeons SUR le web. Chaque stage intitulé « Rédiger pour le web » comporte une faute naïve, marque d’inattention.
Combien de temps passe l’internaute sur ma page web? La question se pose à tout éditeur de site internet. J’ai eu l’opportunité d’observer cela en animant un stage: j’utilise 2mots pour réaliser des exercices en pages cachées. Mes stagiaires découvraient donc le site. Ils m’ont servi d’informateurs en posant des questions parfois naïves à mes yeux, mais en réalité cohérentes: la navigation dans un site doit être naturelle et facile. J’ai constaté des points à améliorer. Quand l’internaute demande: « C’est où? », la navigation doit être réexaminée…
J’avais notamment comme stagiaire un internaute pressé. Le prototype de l’impatient. Celui qui veut tout, immédiatement. Et débutant sur internet. Résultat, il ne lit pas les explications à l’écran… J’ai eu tendance au départ à penser qu’il abusait, puisque c’était écrit sous ses yeux. Pour réaliser que, finalement, nous faisons tous comme lui. Plus ou moins.
Son temps de lecture de mes pages était réduit au strict minimum. Il appliquait exactement la trinité fondamentale que j’enseigne pour réussir un site internet. En ajoutant une donnée: la rapidité.

Moralité: pour mesurer le temps de lecture d’une page web, sélectionnez votre internaute le plus énervé…
Quand Miss France présente son premier journal radio sans préparation, elle commet des erreurs de débutante. La vidéo mise en ligne le 15 janvier 2010 sur dailymotion montre ainsi Malika Ménard à l’antenne de I-télé La radio. Elle déchiffre tant bien que mal un texte simple, mais parfois maladroit pour l’oral. Elle bute sur les mots, lit d’un ton monocorde en mangeant des syllabes, ricane après s’être trompée comme une enfant timide qui voudrait bien faire. Le constat est simple : Les techniques d’écriture et de lecture radio constituent un métier. Malika le réalise en posant son casque à la fin du flash info, et soufflant sous le coup de l’émotion.
Conseil pédagogique pour Malika : travailler la diction, le placement de voix, la posture corporelle, la concentration, et répéter inlassablement ses écritures de texte… Avec du travail, pourquoi pas ? Tout s’apprend. Sauf être jolie.
Malika Ménard présente le flash info sur I-télé La radio
Par Martin BOHN
L’instant est émouvant comme une naissance : je mets en ligne la nouvelle version de ce site dédié aux techniques d’écriture. Des années de formations et de recherches pédagogique se glissent dans un site web, comme un couffin accueille un nouveau-né.
Il reste à adapter ou créer mes fiches pédagogiques pour les diffuser, corriger et mettre en forme les programmes de stages que l’on me réclame depuis des années, et façonner les outils d’écriture utiles.
Une équipe de confiance et une pédagogie expérimentée embarquent pour une destination inconnue. Je me tiens sur le pont, l’oreille attentive à toutes vos remarques. Posez vos questions, écrivez-moi vos attentes de stages et de fiches, cela peut inspirer ma route! Le navire 2mots lève l’ancre.
Pour cette année 2010 qui commence, hissons les voiles et bon vent!
On constate l’amour désintéressé dont font preuve les politiques en offrant un vaccin aux sans-abri et aux personnes âgées. C’en est tellement émouvant d’intelligence et de générosité… On peut donc supposer que Samson a percé en ce dessin l’immense altruisme du monde politique, qui déborde l’humain pour s’étendre jusqu’aux plus humbles bêtes.
Pour préparer la rentrée, honneur aux enfants qui songent à leurs cartables, leurs trousses et leurs copains de classe, dans de nombreux pays du monde où les enfants sont scolarisés. Ceci dit, il est un langage universel, de tous temps et tous lieux, qui transcende l’humain: le chant.
Et quand c’est une enfant de six ans qui produit sa chanson avec un vrai talent, cela intéresse les caméras de télévision. Ce fut le cas dans la série anglaise « Britains got talent« . Je réserve mes commentaires sur les techniques d’écriture vidéo du réalisateur, c’est efficace dans le genre, mais on pourrait disserter à loisir sur les effets scéniques. Peu importe, imaginons que nous ne comprenons rien à l’anglais, que nous ne faisons que voir et entendre la voix de cette fillette adorable chanter ce texte divin.
Les instants de bonheur où je traduis un talent, c’est en captant dans l’air une histoire qui flotte. Elle attend d’être attrapée par l’esprit et couchée sur le papier.
Par Martin BOHN pour Neotourisme (version réécrite ici pour 2mots)
Le plaisir de voyager réside en la rencontre. S’immerger dans une culture étrangère, approcher des territoires de pensée nouvelle, échanger avec un peuple inconnu… Alors, l’espace d’un dialogue, d’un danger ou d’un accueil bienveillant, expérimenter une amitié neuve.

Chamelier dans le Wadi Rum, Jordanie ©Martin BOHN
Voyager signifie chaque fois risquer d’être en terre inconnue, découvrir de nouvelles sensations, épreuves et plaisirs inédits. Vivre pleinement la nouveauté, regard écarquillé, cœur à l’affût. Se retrouver quasi muet dans une langue aux sons étranges et, par la magie des ressources humaines, trouver d’instinct son langage primitif et puissant : parler en gestes, plonger dans les yeux de l’autre avec une acuité vive. S’enrichir d’un vocabulaire neuf, constater que l’on s’adapte sans limite, expérimenter sa puissance partout et oser confronter sa conscience à celle d’un peuple aux mœurs bâties sur d’autres lois.
Cette rencontre augmente le pouvoir du voyageur. Il est rassuré par sa propre résistance et les aides que la providence lui apporte. “On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait”, notait justement l’écrivain-voyageur Nicolas Bouvier (L’usage du monde).
Ici, l’âme du néo-touriste touche aux racines de la rencontre. Se provoquer soi-même en cherchant la différence, observer comment, sans repère, s’invente une solution. Et ouvrir grand les sens à ce qui fait l’aventure, libre des pollutions commerciales organisées, lavée de tout artifice, offerte aux surprises quotidiennes quand le rythme et l’esprit du voyageur s’accordent au sol qu’il parcourt. En marchant sur une terre inconnue, le voyageur creuse la connaissance de soi.
La plus grande escroquerie de toute l’histoire de l’humanité. Pas un mot dans les médias officiels. Une hiérarchie de l’information coupée de toute règle journalistique et humaine.
Par M.B.
Une des règles de base du journalisme réside en la hiérarchie de l’information: diffuser en premier le plus important, pour son public à une date donnée. Vous allez voir que les médias officiels appliquent d’autres règles quand il s’agit du plus grand casse de l’histoire humaine…
Si le public, c’est vous, demandez-vous ce qui est le plus important dans votre vie. Et ensuite, si la presse que vous consommez correspond à votre hiérarchie intérieure. Pour ma part, le plus important dans la vie, c’est l’amour. En conséquence de quoi, je ne suis pas un lecteur assidu du Monde, qui fait assez rarement sa une sur l’amour.
Adoptons maintenant un autre ordre des choses, une hiérarchie matérialiste. Priorité à la politique et l’argent. Le Monde s’y intéresse bien davantage, ainsi qu’aux questions sociales, essentiellement ramenées à l’argent. Par exemple, aujourd’hui:
Une étude décrypte le « déclassement social » en France. Ce rapport a été remis jeudi 9 juillet 2009 à la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet…
Comme ce genre d’écriture universitaire, sans aucun angle journalistique ni talent d’écriture, accélère mon transit intestinal, je me livre à quelques pérégrinations internet au gré de mes centres d’intérêt.
Et finis par dénicher une vidéo américaine présentant l’information suivante:
La vidéo du 5 mai 2009 oppose le congressman Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman.
Monsieur demande à Madame où sont passés les 9700 milliards de dollars et qui a bénéficié de cet argent. Madame ne répond pas, bafouille des idioties brumeuses, très gênée, presque terrifiée, parfois aidée par une assistante penchée à son oreille.
De son côté, la presse nationale française ne bafouille pas, elle reste muette. Zéro question. Une telle somme américaine, Le Monde s’en fiche: $9.700.000.000.000 évaporés sous nos yeux ébahis…
Complot financier mondial
Maintenant que vous avez lu ces lignes et regardé la vidéo, oserez-vous un jour encore dans votre vie utiliser sans rougir de honte, l’expression « théorie du complot » ? Cette escroquerie délirante ne semble pas mériter une brève dans un média national. N’aurait-elle aucun lien avec tout ce qui se produit sur Terre depuis dix ans? Je crois que j’avais raison de me méfier de la famille Bush, et de sa version de la démolition des trois tours du Word trade center, et de ses financiers, et de ses copains assassins. Et de la presse qu’ils contrôlent et ne s’indigne pas des génocides qu’ils perpétuent pour le pétrole et le pouvoir (Irak, 700.000 morts, Afghanistan, je n’ai pas de chiffre). On évite d’y écrire avec un angle journalistique, on oublie la prospective socio-économique intelligente, on y interdit l’enquête indépendante.

J’explique depuis des années la mutation économique qui s’annonce, et les discours tenus par certains pouvoirs. Ca n’est pas une crise, c’est un mouvement financier mondial prévu, orchestré en secret par des puissants de l’ombre. Leur but et leur stratégie concernent la population mondiale mais restent cachés. Sauf aux personnes qui ont suffisamment étudié les symptômes de ces malades du pouvoir, plus puissants qu’aucun empire de l’histoire humaine. Pensez à ce pactole, subtilisé par ceux qui dirigent l’instauration d’un nouvel ordre mondial.
Déontologie
Chaque journaliste qui entend cette histoire et ne se renseigne pas, démissionne de sa mission déontologique. Chaque journaliste qui obtient des bribes d’informations et ne les diffuse pas, choisit d’obéir à la pédagogie de la peur installée dans notre société dès l’école. Il soumet son esprit à son estomac, vend son silence contre sa pitance. Cela me rappelle les tristes heures de la collaboration en France. Les collabos ont fait des petits.
Allez savoir pourquoi, j’ai l’intuition que ce petit homo sapiens si sympathique et expert (par atavisme) en détournement d’argent sait où est passé le magot géant:
Compte-rendu de l’entretien entre Alain Grayson à l’Inspectrice générale de la FED, Elisabeth Coleman (repris depuis ce site). (Lire la suite…)