2mots vous souhaite d’écrire un beau chapitre de votre vie, avec 365 pages offertes à la créativité de votre esprit.
Par Martin BOHN
Dernier jour du stage Rédiger pour être compris, au CFPJ. Une semaine pour transmettre à mes stagiaires un condensé de techniques d’écriture journalistique. Je leur réserve le papier d’ambiance pour le vendredi. Cadeau pédagogique. Et comme ils ont travaillé rapidement, nous pouvons le commencer au restaurant. Mais en les voyant bavarder, je m’inquiète un peu…
Ils m’inquiètent pour cet exercice. Je devrais dire elles, mes stagiaires, cinq femmes, un homme. Le stage s’achève par ce dernier exercice d’écriture : le papier d’ambiance. Nous avons choisi de le commencer au restaurant Thaïsil. Un thaïlandais à l’atmosphère délicate et la cuisine raffinée.
Mais le groupe discute, savoure son plat sans prendre aucune note. Virginie ouvre le bal sur des récits de Thaïlande. Je suis captivé. Mon esprit plonge dans ce littoral de rêve. J’emporte mes palmes dans ces mers chaudes. J’imagine le voyage. Manger thaï est une manière de faire entrer, par le corps, l’accoutumance à la vaste culture de cette lointaine langue de terre qui sépare la mer d’Andaman de la mer de Chine. Et tout est douceur dans l’assiette. Des saveurs sucrées sur un poulet grillé, accompagné d’un délicieux riz blanc, moi qui en raffole. C’est le moins qu’on puisse attendre d’un bon resto nous apportant la cuisine de Thaïlande, véritable grenier à riz du Sud-Est asiatique.
Grand bonheur
Par un étonnant chevauchement de commandes, mon entrée arrive avec mon plat chaud. J’ai super faim, pas déjeuné ce matin. Alors je mélange les goûts dans la bouche, comme la cuisine thaïlandaise marie dans un même plat les saveurs sucrées et salées, douces et amères… La fraîcheur d’une salade de papaye et citron vert côtoie le poulet grillé au riz blanc, savoureux dans sa cuisson poêlée. La papaye râpée qui croque sous la dent au milieu des carottes et du soja frais, relevée d’une pluie de gingembre doux. Je reviens à mon poulet chaud, grillé dehors et fondant dedans, son enveloppe dorée qui préserve la tendresse de la chair à peine rosée avec cette saveur de citronnelle et de sauce délicieuse.

Tout autour de moi, les stylos sont rangés. Je décide de ne pas m’en inquiéter. Et de faire mon petit bonhomme de repas. J’ai noté quelques mots-clés en support mémoriel, et observe mes collègues, gourmands, savourant avec un même bonheur cette cuisine qui me transporte.
Les discussions deviennent franchement animées, nous imitons des accents de France, entre deux bouchées et rires communicatifs. Et je déguste avec le même bonheur l’atmosphère amicale qui s’est installée encore plus fortement ce vendredi. Je savoure cette saveur invisible et harmonieuse. Et me demande combien j’en retrouverai la trace dans leurs textes.
Retour en salle, lecture des papiers d’ambiance. Je suis pleinement rassuré, heureux, fier d’eux. Les papiers sont vivants, doux, jolis, personnels. Parfois très drôles, souvent teintés d’une poésie que je n’avais même pas évoquée. Je savoure leurs textes avec le plaisir d’un enfant à qui on lit une histoire : mes stagiaires se sont rappelé l’essentiel. Chacun de leurs textes est soigné comme des assiettes de bonne cuisine thaï.
Rentrée chargée : des stages en techniques d’écriture, des demandes de formation intra et du coaching personnel : « Martin, j’aimerais écrire un livre. » Ce thème prends corps.
Les stages de techniques d’écriture reprennent avec la rentrée. Les mails se déversent dans ma boîte. L’agenda noircit. J’ai des piles de papiers à ranger. Heureuse activité d’une entreprise qui croît sans cesse.
Dans l’esprit du formateur, cette profusion créatrice peut s’éparpiller en mille directions. J’ai choisi d’orienter mon travail vers les besoins exprimés. Les demandes des stagiaires et amis.
Ainsi est née la formation de thérapie par l’écriture en outil post-traumatique. Outil puissant.
Ainsi se développe le stage pour apprivoiser la peur de la page blanche, et guérir les troubles laissés par la pédagogie de la peur. Cette horreur du stylo rouge à l’école. Un grand classique dans mes cours, depuis 13 ans. Depuis que j’ai été confronté à un rédacteur en chef de télévision piquant une colère, en hurlant qu’il ne savait « pas écrire ». Sans le savoir, il a généré cette pédagogie réparatrice. Merci à lui…
Il demeure une formation à modéliser. Comment répondre à la demande fréquente : « Dis Martin, je rêve d’écrire un livre, tu peux m’aider ? » Cela m’est confié discrètement, comme un vœu timide et rare, une envie secrète.
Comment offrir mon potentiel à ce qui semble une demande à tiroirs ? Jacques Brel disait : « Je connais un million de personnes qui veulent écrire un livre. » Vaste potentiel… Mais j’ai l’impression qu’il peut se trouver, dans ce nuage d’envies, une voie de travail, de cours d’écriture. Voie d’éveil à l’art de conter son imaginaire. Nous retournons ainsi, sous une apparence sérieuse, au plaisir de l’enfant qui saisit un feutre et s’épanouit sur une immense feuille de papier. Sans honte, concentré dans son plaisir, il joue librement. Devenu grand, il crée. Sauf si un adulte assassin lui a instillé l’idée que « ça n’est pas joli, ça n’est pas comme ça… Non, ça n’est pas ». L’enfant croit tout. Puis il grandit autour de cette blessure cristallisée. Trahison de son potentiel. J’observe cette séquelle chez un stagiaire sur deux.
La création est un art raffiné, fragile. Ces aveux réguliers me témoignent d’une confiance touchante. Je l’accueille avec joie, posée sur ma table, comme une fée.
Un texte diffusé sur internet traduit bien des choses… Le niveau général du site, une qualité d’écriture et de pensée : cette « qualité première » est le visage qu’offre un portail d’entreprise ou un blog personnel.
Elle révèle une humeur, une ambiance générale qui n’est pas souvent formulée en mots, sauf à l’occasion d’audit approfondi de la communication interne.
Vous trouverez donc ici Dix règles simples pour améliorer son blog
Cette qualité première peut s’affiner, s’élever par divers aspects :
- navigation dans le site
- graphisme
- nature de l’offre proposée
- écriture. C’est évidemment sur ce point que s’appliquent mes cours.
L’objectif est simple : supprimer toute faute de français, de style, syntaxe, typographie, ponctuation… mais aussi affiner la stratégie du discours. Etant donné la complexité du langage en mots, et la variété des lecteurs, ça vaut le coup de se gratter un peu la tête, et de réfléchir à plusieurs. Par exemple, dans un site marchand, certains termes ont une implication commerciale directe, et habituent l’internaute à l’idée d’acheter sur ce site. Cela s’appelle le registre lexical. Si l’internaute ne le comprend pas, il ira surfer ailleurs… et adieu le contact.
Voilà pourquoi j’encourage une écriture rapide, simple, rigoureuse, souriante.
Dix règles simples pour améliorer son blog
1. Titre informatif agréable
Résumer l’info principale, la question dans le titre. Bon nombre ignorent cette évidence. Il faut attirer le lecteur, sans donner dans le registre aguicheur « blonde à forte poitrine ». On peut également rendre une info sexy en soignant la titraille. De l’émotion, de l’humain, du concret.
2. Une photo que diable !
Les lois de lecture sont les mêmes en photographie qu’à l’écrit. Si la photo délivre une info, grand format. Si elle décore uniquement, format modeste. Si elle est de mauvaise qualité, vignette.
3. Ecrire pertinent
Cibler la présentation de son blog aux blogueurs potentiellement intéressés, plutôt qu’à tous les blogs influents, donc débordés de propositions. Préciser en quoi son avis vous intéresse.
4. Démarche brève
Ecrire très court. Quelques lignes de mail. Vous assurez ainsi une lisibilité maxi.
5. Se faire connaître dans les blogs en participant par des posts pertinents, qui fassent avancer la réflexion. Permet d’être mieux identifié quand vous sollicitez un échange de référencement.
6. Franchise et naturel
Ben évidemment, ça plaît d’avoir une personne simple et spontanée. Croyez-vous que le plan « j’ai une idée géniale qui vous rapportera des milliards ! » vous rende crédible ? Donc, restez vous-même : Si vous simulez, le lecteur le sentira.
7. Questionner
Solliciter l’avis des lecteurs. Mais attention ! Ils ne vous doivent rien. Donc inutile d’être mécontent après un mauvais article ou un silence radio. En demandant à un bloggueur de parler de votre produit, vous vous exposez aux pires critiques. Ne pas jouer au plus malin avec un bloggueur car souvent, il a plein de copains bloggueurs fous, qui se moqueront de vous autour de la machine à café.
8. Personnaliser son écriture
Le lecteur apprécie d’être pris en considération, qu’on lui parle directement. Mais c’est pas parce qu’on a l’air sympa qu’il faut nous parler comme si on avait fait ensemble la tournée des tapins thaïlandais.
9. Offrez l’exclusivité
Un système encore privé intéresse les blogueurs avides de nouveautés exclusive pour alimenter leur blog. Donner la primeur de l’accès à votre projet aux blogueurs pertinents et leur donner la possibilité de distribuer des invitations : Ils diffuseront autour d’eux s’ils trouvent votre produit intéressant.
Dans le meilleur des cas, proposer une rencontre pour présenter le projet et rendre le billet plus vivant sous forme d’interview.
10. Offrez des cadeaux
Goodies, dessins, privilèges, blagues… Un programme d’affiliation, un forfait pour l’écriture d’un article comme le proposent les services reviewme & payperpost. Si c’est pour le lancement d’un nouveau produit, envoyer un exemplaire à vos ambassadeurs de la blogosphère.
Quand un texte professionnel comporte des fautes de français, certains lecteurs le remarquent. Selon le type de faute, elle sera plus ou moins visible. Sur l’exemple du beau site de motos italiennes Ducati, c’est flagrant et franchement regrettable. D’autant que la marque fait dans le haut de gamme sportif, la moto de passionné, plutôt luxueuse.

Mais là, Ducati fait très fort sur son site.
« ADJOINTER UNE MOTOS » (sic), propose le comparateur de modèles, tout en spécifiant ensuite un « chassis » en rouge, sans chapeau chinois. Le soleil a tapé trop fort à Bologne. ![]()
Le problème n’est pas une étourderie de webmestre ou de relecture dans l’agence web. C’est le niveau général d’écriture du site, indigne d’une marque haut de gamme par la qualité et le prix de ses produits. Pour les néophytes, Ducati est à la moto ce qu’est Ferrari à l’automobile.
par Thierry MEME, journaliste à l’Echo républicain
L’explosion des technologies multimédias bouscule les comportements de lecture et d’écriture. Martin Bohn, alchimiste de la plume et de la souris, distille ses recettes.
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Par M.B.
J’ai mis quelques années à bâtir cet atelier d’écriture de chansons. Ayant goûté moi-même au genre, j’ai pu en saisir la richesse et la complexité. Et surtout l’envie d’améliorer la qualité des textes que j’entends en musique… Souvent, il me déçoivent par leurs lacunes. Je songe alors : « C’est dommage, une petite réécriture et le texte devenait magnifique ! » La porte est maintenant ouverte, pour transmettre mes outils et créer des textes de chansons encore plus beaux.
(Lire la suite…)
Vous souhaitez reproduire une des mes œuvres ? Voici la marche à suivre.
Lorsque je diffuse un texte, un dessin ou une photo sur mon site internet, se pose automatiquement la question du droit d’auteur. Chaque internaute peut me piquer le travail diffusé sans payer un sou. En langage juridique, nous dirons qu’il tire profit sans contrepartie de mon “œuvre de l’esprit”. Eh bien le dessinateur Martin Vidberg propose une démarche exemplaire sur son blog de « l’actu en patates ». Nous avons au plan juridique la même démarche. A quoi il ajoute d’autres qualités : un talent graphique qui a la frite, un humour certain et un chouette prénom. Voici donc ce que je peux répondre aux questions que vous me poserez par email pour reproduire une œuvre du site (texte, photo ou dessin) :
Les œuvres sur ce site sont visibles gratuitement mais ne sont pas pour autant libres de droits.
Je fais néanmoins quelques distinctions à cette règle générale :Pour une école : Vous voulez utiliser un de mes textes en classe ? J’autorise gratuitement la reproduction de mes œuvres pour un usage pédagogique. J’apprécie un compte-rendu ensuite de la démarche et de l’intérêt pédagogique, ainsi que des réactions des enfants. Comme j’aime les enfants et la pédagogie, ce type de demandes me fait grand plaisir. Considérez mon accord pour acquis. Sauf si vous enseignez à HEC, veuillez m’adresser au préalable le contact de votre chef comptable ou le modèle Aston Martin proposé.
Pour un particulier : Vous êtes libre de reproduire ou d’imprimer mes œuvres pour un usage personnel. J’apprécie l’usage des monnaies libres ou les bonnes confitures. Attention : la diffusion sur internet d’une œuvre n’est pas un usage personnel (voir ci-dessous).
Pour un site internet, un blog, un forum : Je ne vois pas d’objection à ce que vous reproduisiez une de mes œuvres sur votre site amateur non engagé politiquement ni idéologiquement, à condition que mon nom et 2mots soient mentionnés.
Néanmoins, cette autorisation ponctuelle ne remplace pas la règle générale : mes œuvres ne sont pas libres de droits. L’utilisation régulière de mes œuvres sur tout site internet est interdite. De même, l’utilisation gratuite sur un site commercial, professionnel ou lucratif est interdite. En cas de doute, demandez-moi par mail.
Pour une publication : si vous souhaitez imprimer un texte, merci de me contacter. Il m’arrive exceptionnellement d’accepter une reproduction gratuite pour certaines associations en fonction de la publication. Habituellement, c’est rémunéré.
Par Martin BOHN
Cette histoire d’écriture aidée a permis de créer un stage de thérapie par l’écriture. Le témoignage d’Aurélie a été publié par le magazine de parapente Aérial en décembre 2007. Aujourd’hui, trois ans après, des lecteurs disent à l’auteur leur reconnaissance émue.
Mon téléphone sonne : c’est Aurélie COTTIER, amie de longue date. Elle pleure. Aurélie est ce genre de jeune femme qui ne laisse pas indifférent. Personnalité volontaire au charme espagnol, elle s’engage pleinement à cultiver ses passions.
Et notamment : la photographie, elle a abandonné son parcours de recherche scientifique pour devenir photographe professionnelle. La plongée, elle passe son brevet d’État. Et le parapente, qui lui permet de réaliser de spectaculaires photographies aériennes dans le monde entier, et nous vaut cette histoire de thérapie par l’écriture.
Aurélie m’apprend, la voix brisée :
«Martin, je rentre de l’hôpital. J’ai tapé en parapente.»
Cette histoire d’écriture aidée a permis de créer un stage de thérapie par l’écriture. Le témoignage d’Aurélie a été publié par le magazine de parapente Aérial en décembre 2007. Aujourd’hui, trois ans après, des lecteurs disent à l’auteur leur reconnaissance émue.
En une fraction de seconde, j’ai compris que j’allais percuter et me faire atrocement mal… Deux semaines plus tard, mes vertèbres et ma cheville commencent à se ressouder. Mais, pour apaiser mon mental taraudé par l’effrayant souvenir de l’accident, voici comment j’ai bénéficié de la thérapie par l’écriture.