Le plaisir d’écrire se cultive comme tout art : avec des outils agréables. J’ai découvert, après des années de stylos bille ou feutre, la plume exceptionnelle du Pilot Namiki Falcon.

Un outil formidable qui permet une écriture standard ou calligraphiée, selon les réglages de souplesse et largeur de plume, ainsi que la force d’appui sur la feuille.
La vidéo suivante a déjà réalisé un joli succès sur cette niche de passionnés, avec 876 000 vues à ce jour.

Un bonheur. Voici mon évaluation.
Qualité de plume : 5/5
La meilleure que j’aie testée à ce jour.
Facilité d’écriture : 3/5
Une adaptation nécessaire qui ne conviendra pas à un débutant, à une main brutale découvrant la plume. Il faut positionner avec précision l’angle du stylographe sur la page, car la finesse de sa plume (de l’ordre du 1/10e de mm) la rend un peu accrocheuse à la remontée de biais. Elle n’a pas la rondeur lisse des grosses plumes dures à bout rond. Cette plume en rhodium-or est d’une souplesse unique, et perçoit donc les infimes vibrations du papier. Mais cette précision nécessaire est fonction du revêtement papier. Sur une feuille de qualité au grain lisse, le trajet du métal sur le papier glisse avec aisance et presque en silence. Soyons clairs, cette plume ne gratte pas comme une plume Sergent major. Elle est même très silencieuse et douce. Mais elle peut parfois rendre délicat un trait courbe qui remonte, cassant ainsi le virage d’une main malhabile et lui impulsant un angle involontaire.

Mon évaluation
Rapport qualité / prix : 5/5
Sans comparaison sur le marché actuel. Vivement que d’autres marques viennent proposer un produit concurrent pour étoffer ainsi le choix de cette gamme sublime !

Esthétique : 3/5
Dans une présentation très discrète par rapport au potentiel époustouflant de ce stylo plume, son esthétique est élégante mais ne se fait pas remarquer. Sobriété japonaise qui, finalement, me convient pour ce produit indémodable.

Prise en main : 4/5 et 5/5
Le Resin Falcon est plus léger, 19g et manque ainsi de masse pour écrire. Son grand frère plus cher, le stylo-plume Pilot métal Falcon pèse 33g et donne l’inertie nécessaire à un trait plus fluide.
Précision personnelle : j’ai une écriture plutôt fine et anguleuse, comme souvent les dessinateurs. Le premier stylo acquis, un Namiki resin falcon (19g), était en plume fine. J’ai ensuite opté pour une plume extra-fine sur Namiki metal falcon. Ce stylo-plume deux fois plus lourd (33g), plus équilibré à ma main, m’offre ainsi la parfaite finesse de trait pour écrire.

Ce produit, commercialisé par l’usine japonaise Hiratsuka de Pilot, est assorti d’une gamme d’encres haut de gamme : Iroshizuku. J’en ai trouvé à 32€ le flacon dans des papeteries françaises. Évidemment réservées à des stylos rechargeables comme les Namiki, elles sont rentables toute proportion gardées, par rapport au tarif des cartouches. Et puis ça a un côté tellement nostalgique de devoir savonner mes mains après chaque plein d’encre…

 

Enfin, pour répondre à cette traditionnelle question de mes stagiaires : Faut-il prendre ses notes sur ordinateur ou bien sur papier ? Je conseille d’écrire sur papier pour le temps de la réflexion, quand les idées doivent se développer à leur rythme lent, le temps de la réflexion. Mais ensuite, pour organiser ses phrases et récrire, naturellement, l’ordinateur est l’outil idéal pour couper, supprimer, récrire.
La plume de qualité d’un stylo fonctionne ainsi en harmonie avec l’ordinateur, délivrant le cerveau de cette fascination de l’écran qui, dans de nombreux cas, ralentit la pensée et fatigue l’humain.
Bonne écriture à vous !

Le 4 mai 2015 par Martin | Catégorie : 05 FORMATION | Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Veuillez vous connecter pour poster un commentaire.