La Web écriture s’affûte – exercice de cours – Ecrire pour le web

par Thierry MEME, journaliste à l’Echo républicain

L’explosion des technologies multimédias bouscule les comportements de lecture et d’écriture. Martin Bohn, alchimiste de la plume et de la souris, distille ses recettes.

Rigoureux, percutant, concis, novateur : le “Web écrivain“ a, certes, le mérite de vivre avec son temps, mais il doit aussi en accepter toutes les contraintes. Le message délivré par Martin Bohn depuis hier au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ), à Paris, pointe l’éclosion d’une nouvelle relation entre l’auteur et le lecteur. Pardon… l’internaute. L’intervenant, journaliste de formation, jongle volontairement avec cette nuance.
C’en est donc terminé des auteurs en lévitation devant des lecteurs ébahis par leur maîtrise de la plume et l’encrier. La « Web écriture » et son support dématérialisé, favorise l’érosion. Sur son blog dédié aux techniques d’écriture, Martin Bohn cible la précarité du lien : « Il importe de respecter ses lecteurs. À défaut, ils se détourneront du texte et de vous, à commencer par les plus exigeants, donc les plus intéressants. » L’insatisfaction appelle la sanction. D’un seul clic de souris, d’une seule chiquenaude sur le mulot, le lecteur s’enfuit. Plus question de tourner les pages d’un grimoire qui restera quand même à portée de main.
Pour éviter ou au moins limiter cette évasion, Martin Bohn propose ces formules : « Ecrire en français correct, sans faute (…) ; utiliser un style incitatif, vivant et souriant car l’écriture la plus digeste est celle qui procure au lecteur la sensation d’être plus intelligent en vous lisant (…) ; apporter une information utile, distrayante, efficace, nouvelle, exploitable dans la vie. »

Thierry Même

L’Echo Républicain

Le 12 août 2010 par Martin | Catégorie : 08 Martin BOHN, écrit web, formation | Aucun commentaire

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